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08-05-2013
Sherbrooke grandit et grisonne
La Ville grandit et grisonne
David Bombardier - La Tribune
Entre les recensements 2006 et 2011 de Statistique Canada, tous les groupes d'âge représentant les 50 ans et plus ont connu une hausse totalisant 10 120 personnes à Sherbrooke.
La version intégrale du nouveau portrait démographique de Sherbrooke
Quant aux groupes de 0 à 49 ans, ils ont globalement perdu 110 personnes, pour un gain net de quelque 10 000 nouveaux Sherbrookois.
« Le vieillissement de la population n'est pas propre à Sherbrooke», affirme Danielle Gilbert, directrice du service de la planification et du développement urbain de la Ville. Le portrait grisonnant est le même pour toutes les villes comparables du Québec, évoque-t-elle.
Les 50 ans et plus représentent maintenant plus du tiers de la population sherbrookoise. À eux seuls, les 85 ans et plus comptaient 1800 personnes de plus en 2011 qu'en 2006, ce qui représente une hausse de 90,7 %.
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06-05-2013
Mission Santé 1 mai 2013
La FADOQ-Région Estrie s'est surpassée dans l'organisation de la journée Mission Santé.
Écouter le reportage de TVA (0:50 sec)
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05-05-2013
Nouveaux logos pour la Reconnaissance Qualité Logi-être !
Source : Réseau FADOQ
Le Réseau FADOQ dévoile les logos des deux nouvelles reconnaissances de qualité qu'il octroie aux résidences privées pour aînés reconnues par son Programme Qualité Logi-être.
Fort d'une première année de travail, au cours de laquelle, les professionnels du Réseau FADOQ ont évalué la qualité de 50 résidences et pour mieux répondre aux besoins des aînés, le Réseau FADOQ décide de remplacer la reconnaissance d'un à cinq sceaux (maisons), par une reconnaissance plus forte.
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03-05-2013
Pour en finir avec les deux vitesses
Alain Dubuc - La Presse
Le ministre québécois de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, a annoncé récemment que le gouvernement paierait pour les échographies réalisées dans les cliniques privées. Cette réforme, amorcée par le gouvernement précédent, est plus que souhaitable.
Elle contribuera à réduire les inégalités à rendre notre système de santé un peu moins à deux vitesses, dans le vrai sens du terme. L'expression est largement utilisée dans le cadre du débat public-privé en santé, surtout dénoncer les privilèges dont jouissent ceux qui ont accès à des services privés.
Mais la vraie double vitesse n'est pas là. Elle tient au fait que le système canadien, tout comme sa variante québécoise, est hypocrite. D'un côté, pour une bonne partie des activités - hospitalisation, médecins - le poids du secteur public, gratuit et universel, est écrasant, presque cubain. Mais le reste - soins dentaires, lunettes, médicaments, tests diagnostiques, physiothérapie, psychologues, soin des aînés - est peu ou mal couvert par le public et devient le royaume du free-for-all à l'américaine.
C'est pour cela que le Canada est l'un des pays où les dépenses privées sont les plus importantes, 30,3% - et 30,7% au Québec -, bien au-dessus de la moyenne de 18,5% de l'OCDE. Le privé, en France, compte pour 23% des dépenses, 16,8% au Royaume-Uni, 23,2% en Allemagne. Pas parce que le privé ronge notre système: 90,9% des dépenses hospitalières sont publiques au Canada, 98,9% des honoraires médicaux. Mais parce que notre système est incomplet: les consommateurs, ou leurs assureurs, paient 91,9% des dépenses pour les autres professionnels ou 61,9% des médicaments.
Cela mène à des injustices. L'imagerie médicale fait maintenant partie des outils diagnostics incontournables. Ces services sont offerts gratuitement dans le public, à condition de poiroter des mois. Ce qui explique que 100 000 échographies par année se font sans attente, en cabinet privé, aux frais du patient.
Résultat, des gens n'ont pas accès à des soins de même qualité parce qu'ils n'ont pas assez d'argent. C'est exactement ce que notre système public cherchait à éviter. Je suis un partisan d'une présence plus grande du privé en santé, mais pas de cette façon-là. L'assise de notre système doit être un régime public de qualité pour tous, et pour cela, il faut tendre vers un élargissement de ce qu'il offre.
Voilà pour le principe. Mais pour corriger ces déséquilibres, on plaque des approches d'il y a 40 ans. Premièrement, du flou pour les coûts: 30 millions pour les échographies, dit le gouvernement; 100 millions, disent des médecins. On devrait apprendre, au Québec, à être sûrs des coûts de nos nouveaux programmes et à les lancer quand on a les moyens. Ce n'est pas le cas maintenant.
Deuxièmement, le sacro-saint principe de l'universalité. Ça va être gratuit pour tout le monde, et donc aussi pour qui avait des assurances ou les moyens de payer, ce qui gonflera la facture. Pourtant, nous disposons d'un modèle moins mur-à-mur, qui fonctionne bien, l'assurance-médicaments.
Troisièmement, la phobie pathologique du privé. Déjà, en partant, le remboursement des échographies risque d'engorger le système. Mais en plus, le ministre Hébert veut les rapatrier le plus possible dans le public, même si les cliniques privées fonctionnent bien. Pourquoi? Pour exposer les gens aux microbes, aux heures d'attentes, à la bureaucratie hospitalière?
L'important, c'est qui paie quoi. Pas qui fait quoi. On va à contre-courant du reste du monde industrialisé, où la couverture est plus large, mais où on est plus souples dans la dispensation des services, où l'on intègre sans frémir les partenaires privés, au nom de la diversité, de l'innovation, du désengorgement. Comme par hasard, ce n'est pas notre système qui est le meilleur.
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03-05-2013
Mon printemps (mis)érable
Lise Payette - Le Devoir
Le 3 octobre 2012, vous le savez sans doute déjà, je suis tombée bêtement sur un trottoir de la rue Sherbrooke Est, en sortant d’une visite sans histoire chez ma docteure de famille. Je me suis remise debout pensant m’être fait une entorse à la cheville droite. Hélas, c’était plutôt une triple fracture. À l’hôpital où j’ai fini par aboutir, on m’a fait un plâtre en me recommandant fortement de ne pas marcher dessus, car il n’était pas prévu pour cet usage. Résultat : pratiquement 6 semaines au lit à attendre le moment de retirer le plâtre, dans une maison dite de convalescence où il n’y avait aucun soin prévu pour un cas comme le mien. Pendant toutes ces semaines, la vieille dame que je suis perd des forces et j’ai vite l’impression d’entrer dans un tunnel qui va se rapetissant chaque jour. Puis, à force de volonté, j’arrive au jour de libération du plâtre et je rentre chez moi, pour constater que je ne peux pas marcher, que je n’ai plus la force nécessaire pour me tenir debout, et c’est le début de la descente aux enfers.
Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Pour vous expliquer mon absence. Mais aussi pour plaider la cause de vos aînés dont j’ai partagé la vie quotidienne au cours d’un peu plus des deux derniers mois qui ont mené à mon retour à la maison d’abord et au Devoir aujourd’hui.
J’ai été soignée à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal parmi les autres malades, dont un trop grand nombre sont atteints de la maladie d’Alzheimer et dont les yeux vides vous arrachent les larmes chaque fois que vous essayez de les rejoindre au milieu de leurs souvenirs qui sont éteints.
J’ai vu travailler des membres du personnel capables de tendresse et de patience, alors que d’autres ont choisi de ne plus voir la souffrance en face et continuent de faire comme si l’être humain qui leur est confié était déjà mort. J’ai surtout vu la différence entre ceux qui ont des visiteurs qui viennent les dorloter et ceux qui n’ont plus aucun contact avec leur famille ou leurs amis.
J’ai travaillé très fort pour retrouver de la force physique avec les ergothérapeutes et les physiothérapeutes. En quelques semaines j’ai recommencé à marcher et je faisais la joie de ces femmes si extraordinaires de patience et de motivation qui vous remettent sur pied avec le sourire en vous laissant toujours l’espoir de retrouver ce que vous étiez « avant ». Il est évident que si vous avez toute votre tête, vous avez plus de chance d’y arriver… J’ai fait bien attention d’occuper ma tête en lisant, en restant dans la parade, en suivant les événements qui meublent nos journées, et je sais tout du comportement du gouvernement d’Ottawa ces derniers mois, des révélations ahurissantes de la commission Charbonneau, du travail colossal du gouvernement Marois malgré son évidente difficulté à remettre de l’ordre dans les affaires du Québec, de l’infini cynisme des citoyens face à ceux qui prétendent les diriger, du mouvement «de la rue» qui n’est pas occupée par les étudiants cette année, mais par les travailleurs qu’on étouffe pour les faire taire. Les acteurs changent, mais on joue toujours dans la même pièce…
En août prochain, j’aurai 82 ans. J’ai eu le temps au cours des 8 derniers mois de faire le tour de ce qu’a été ma vie. Il s’en trouvera sans doute parmi vous pour dire que j’ai raté une belle porte de sortie… Il se peut que vous ayez raison. Mais je suis toujours là, et j’ai bien l’intention de ne pas gaspiller le temps qu’il me reste à vivre.
J’ai l’intention de faire tout en mon pouvoir pour venir en aide aux personnes qui traversent une vieillesse sans tendresse et sans espoir. Il ne faut pas seulement de l’argent, il faut de l’amour et infiniment de respect. Je continuerai de vous en parler comme je vous parlerai de cette société qui est la nôtre et qui tourne avec le vent sans jamais remettre ses choix en question.
Je finirai bien par mourir. C’est inévitable. Mais tant que je saurai écrire, que je saurai penser, vous serez bien obligés de m’endurer.
Mon souhait le plus fort serait que le moment venu, je puisse mourir sans souffrance, au moment choisi… et quant à faire, dans mon pays, le Québec. Ce choix ne bougera plus. Il y a longtemps que je ne me sens plus Canadienne et il m’arrive de penser que je ne l’ai jamais été.
Voilà. Je tiens à vous dire que je suis heureuse d’être vivante et heureuse de vous retrouver. Et surtout, que je vais bien. Merci à tous ceux et celles qui m’ont aidée.
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30-04-2013
Arts vivants pour tous
Isabelle Paré - Le Devoir
Selon un rapport de Strategic Moves préparé par l’Association canadienne des organismes artistiques, 83 % des jeunes de 18 à 34 ans ont assisté dans la dernière année à une représentation d’arts vivants, contre 70 % pour les Canadiens âgés de 55 ans et plus.
La culture aide le moral et la santé, et pas seulement celle de notre économie, ont martelé de récentes études. Mieux encore, l’accès aux arts vivants semble transcender les classes socio-économiques et culturelles au Canada, révèle une nouvelle enquête rendue publique lundi.
Selon un rapport de Strategic Moves préparé par l’Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA), le revenu et le niveau de scolarité ne seraient plus les facteurs les plus influents sur le taux de fréquentation des arts de la scène au Canada. À en croire les données recueillies auprès de plus de 1000 Canadiens et plus de 288 diffuseurs à travers le pays, la fréquentation de spectacles en bas âge, autant parmi les personnes fortunées que démunies, serait le principal facteur prédictif de leur intérêt futur pour les arts vivants.
« Les facteurs démographiques tels que le revenu et l’éducation ont moins d’influence qu’on le suppose […] ou même, dans le cas de l’âge, une influence contraire à ce qu’on pourrait penser », indique le rapport.
De fait, deux Canadiens sur trois, résidants de villes de moins de 25 000 habitants, gagnant moins de 40 000 $, sans diplôme universitaire, ont assisté à un spectacle en 2011, comparativement à 87 %, chez les très privilégiés touchant plus de 120 000 $. Le fossé n’est donc pas celui que l’on pense.
Les jeunes, les plus vieux et Internet
L’enquête réfute la croyance voulant que les têtes blanches soient plus intéressées par les arts vivants que les plus jeunes. Les chiffres affirment plutôt que 83 % des jeunes de 18 à 34 ans ont assisté dans la dernière année à une représentation d’arts vivants, contre 70 % pour les Canadiens âgés de 55 ans et plus. Si le théâtre attire autant les jeunes que les plus vieux, les jeunes générations affectionnent davantage la musique populaire, la danse et les festivals, alors que la musique classique trouve davantage son public chez les quinquagénaires.
Malgré les bouleversements entraînés par l’arrivée d’Internet et les médias sociaux sur les modes de consommation de la culture, le rapport conclut que l’accès facilité aux arts vivants par l’entremise des médias ne vampirise pas la fréquentation en salles, mais vient plutôt s’y ajouter. « Internet n’est pas en voie de remplacer les arts vivants, il y facilite plutôt l’accès. Car les gens qui consomment l’art à travers les médias sont aussi ceux qui assistent à plus de spectacles sur scène », explique Frédéric Julien, chargé de projet pour CAPACOA.
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29-04-2013
Régimes de retraite dans les PME: bientôt la norme?
Martin Primeau, collaboration spéciale - La Presse
Alors que certaines PME se préparent à l'adoption anticipée de la rente de longévité proposée par le rapport D'Amours, d'autres ont déjà cru bon d'offrir à leurs employés une forme ou une autre de régime de retraite.
C'est le cas de Maestro Technologies, une société qui conçoit des logiciels pour l'industrie de la construction.
Depuis bientôt 6 ans, ses 80 employés profitent d'un régime de retraite qui prend la forme d'un REER collectif. Un outil adopté par l'entreprise de Varennes après que certains de ses employés se sont montrés préoccupés par leur avenir financier.
Aujourd'hui, la carte du régime collectif devient un atout précieux dans le jeu de Maestro, selon son président, Robert Meunier.
«En technologie, peu d'entreprises offrent un régime de retraite à leurs employés, dit-il. Comme on n'est pas à Montréal, c'est devenu une façon pour nous d'être plus concurrentiels pour aller chercher des candidats.»
L'entreprise de Varennes accorde en plus à ses employés un régime de participation différée aux bénéfices (RPDB), «une façon de redistribuer les profits aux employés», souligne Robert Meunier.
Les deux régimes engendrent peut-être un coût supplémentaire pour Maestro, mais ils en valent la peine, selon son président.
«Dans une entreprise en technologie comme la nôtre, les salaires représentent pratiquement 85% des dépenses, dit-il. Nos ressources, ce sont nos gens, pas des équipements, alors on doit les rémunérer comme on doit pour qu'ils restent chez nous et performent.»
Un régime imposé aux PME
Si des PME comme Maestro ont déjà adopté une forme de régime d'épargne à cotisations déterminées, elles seraient une majorité à ne rien offrir à leurs employés: 3 sur 5, ou 60%, selon les résultats d'un sondage Léger Marketing publié en janvier 2012.
La situation est toutefois appelée à changer.
En déposant son rapport le 17 avril dernier, le comité D'Amours a proposé l'adoption, entre autres, d'une rente de longévité. Si le gouvernement du Québec devait adopter cette mesure, les PME qui n'offrent pas de régime de retraite à leurs employés auraient bientôt à payer une cotisation annuelle équivalant à 1,65% du salaire de chaque employé. Un coût de 421,58 à 843,15$ par année pour chaque salarié.
Ce débours supplémentaire demandé aux PME du Québec est vu d'un mauvais oeil par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), souligne Martine Hébert, vice-présidente de la FCEI pour le Québec.
«Ça revient à dire qu'on ajoute une nouvelle taxe sur la masse salariale au Québec», dit-elle. Elles sont déjà plus élevées de 45% qu'ailleurs au Canada, et de 30% par rapport à l'Ontario.
Selon elle, une telle mesure aura inévitablement une incidence négative sur la compétitivité des entreprises québécoises, générant un «effet d'entraînement» qui pourrait conduire au gel des salaires ou à leur réduction au sein des entreprises.
RVER remis de l'avant
L'adoption du Régime volontaire d'épargne-retraite (RVER) n'entraînera pas autant de conséquences sur les finances des entreprises québécoises, abstraction faite des effets liés à son implantation. L'outil d'épargne proposé par le Parti libéral lors du dépôt de son dernier budget, en 2011, a été remis de l'avant par le comité D'Amours qui propose maintenant son adoption.
Dans sa forme actuelle, le RVER implique toutes les entreprises de cinq employés ou plus n'offrant pas déjà un régime de retraite ou un REER collectif. La responsabilité de l'employeur se limitera à l'implantation du régime. Seul l'employé aura à y cotiser.
«L'administration va se faire par les banques et les compagnies d'assurance, explique Robert Tellier, vice-président régional, solutions retraite collectives chez Manuvie. Le fardeau est donc minime pour les entreprises.»
Sans y être contraintes, les PME pourraient tout de même voir un avantage à cotiser dans le RVER de leur employé plutôt que dans un REER collectif: le montant cotisé par l'employeur au RVER sera exclu du calcul des taxes sur la masse salariale.
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26-04-2013
Mission Santé
Monsieur André Lejeune en entrevue à l'émission La vie en Estrie du 25 avril 2013.
Visionner la capsule vidéo
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25-04-2013
Le rapport D’Amours transformera-t-il votre retraite?
Annick Poitras - Protégez-vous
Un comité d’experts a remis ses recommandations dans le but de solidifier le système de retraite québécois. Pourraient-elles influencer vos vieux jours?
Vieillissement de la population. Croissance de l’espérance de vie. Caisses de retraite qui traînent des déficits explosifs depuis la crise financière de 2008. Ajoutez à ce portrait 2,4 millions de Québécois sans régime de retraite d’employeur qui peinent à épargner pour leurs vieux jours. Sans parler des rendements anémiques qui plombent désormais toute épargne, dans un REER ou ailleurs.
Bref, au Québec, quand on parle de retraite, l’avenir ne semble pas rose…
C’est pourquoi, à la fin de 2011, le gouvernement Charest a demandé à un comité d’experts de se pencher sur les failles de notre système de retraite et sur la viabilité des régimes à prestations déterminées, qui assurent une rente jusqu’à la mort, mais qui connaissent de graves difficultés à se financer.
Présidé par Alban D’Amours, ex-président de Desjardins, le Comité d’experts sur l’avenir du système de retraite a mis 18 mois à finaliser son rapport, qui présente une vingtaine de recommandations visant à assurer à tous des revenus de retraite décents. Voici, en bref, les principales d’entre elles et la façon dont elles pourraient vous toucher.
Si vous n’avez aucun régime de retraite avec votre employeur et peu d’épargne personnelle (REER, CELI, etc.) – comme 60 % des travailleurs québécois :
La nouvelle «rente longévité» pourrait calmer vos inquiétudes. Cette innovation, qui constitue la recommandation phare du rapport D’Amours, consiste à créer un nouveau pilier à notre système de retraite, aux côtés de la rente versée par le Régime de rentes du Québec.
La rente longévité, qui serait versée à tous les Québécois à partir de l’âge de 75 ans, permettrait d’éviter de survivre à son épargne, c’est-à-dire de vivre vieux sans le sou et de devoir dépendre financièrement de ses proches pour se loger et obtenir des soins de santé.
Comme le Régime de rentes du Québec, cette rente longévité s’appliquerait à tous les travailleurs, peu importe leurs revenus. Elle serait aussi financée à parts égales par les employeurs et les travailleurs au moyen d’une ponction du salaire de 1,65 % chacun.
Selon un scénario envisagé par le Comité, la rente longévité pourrait réduire de moitié l’épargne personnelle nécessaire pour vivre convenablement à la retraite.
En outre, pour vous aider à épargner pour la retraite, le Comité donne le feu vert au lancement du Régime volontaire d’épargne retraite (RVER), un programme envisagé depuis quelques années déjà. Il permettra aux travailleurs de petites et moyennes entreprises de maximiser leurs économies, notamment en payant moins de frais de gestion. Le gouvernement Marois prévoit faire une annonce officielle au sujet du RVER en mai.
Si vous bénéficiez d’un régime de retraite à prestations déterminées – comme 35 % des travailleurs, dont les deux tiers œuvrent dans le secteur public :
Probable que, depuis la crise financière de 2008, votre régime éprouve des problèmes de solvabilité, comme 72 % des régimes à prestations déterminées administrés par la Régie des rentes. Dans le secteur municipal seulement, le déficit de solvabilité total des régimes atteint 9 milliards de dollars! Autrement dit, si les villes fermaient demain, il manquerait cette somme pour payer les rentes déjà promises aux travailleurs.
Selon le Comité, une remontée des taux d’intérêt serait insuffisante pour régler les problèmes de financement de ces régimes. Il faut donc revoir le partage des coûts et les bénéfices accordés aux travailleurs et aux retraités.
Pour y arriver, le Comité prône la négociation entre employeurs et syndicats. Délai pour réduire les coûts des régimes: cinq ans. En cas d’échec des négociations, qui s’annoncent houleuses, les employeurs pourraient notamment couper l’indexation des rentes au coût de la vie, ou encore geler les salaires des futurs retraités.
Notez que si la nouvelle rente longévité est mise en place, une partie de vos cotisations à ce type de régime pourrait servir à la financer.
Si vous êtes un employé du gouvernement :
Probable que vous bénéficiez aussi d’un régime à prestations déterminées. Mais comme les régimes des gouvernements provincial et fédéral sont administrés autrement, ils n’ont pas été étudiés par le Comité. Ils ne font donc l’objet d’aucune recommandation.
Si vous bénéficiez d’un régime à cotisations déterminées – ce qui est le cas d’environ 5 % des travailleurs, surtout du secteur privé :
Rien de change, sinon qu’une partie de vos cotisations pourraient être redirigées vers la nouvelle rente longévité.
Si vous êtes jeune :
C’est à vous que profiterait le plus la rente longévité. Comme vous y cotiseriez plus longtemps, votre rente serait plus élevée lorsque vous atteindriez 75 ans. Le Comité affirme d’ailleurs que l’équité intergénérationnelle est l’une des valeurs ayant guidé ses travaux.
Si vous craignez une hausse des cotisations à la Régie des rentes du Québec :
Le Comité ne fait aucune recommandation en ce sens, car une hausse des cotisations visant à assurer la pérennité de la caisse et l’équité intergénérationnelle est déjà en cours: le taux de cotisation totale est augmenté de 0,15 % par an, pour atteindre 10,80 % en 2017. Une nouvelle ponction totale sur le salaire de 3,3 % pourrait toutefois s’ajouter si la nouvelle rente longévité était mise en place (dont la moitié, soit 1,65 %, serait assumée par le travailleur).
Si vous redoutez de devoir travailler plus longtemps :
Le Comité ne fait aucune recommandation concernant l’âge légal de la retraite. Ce choix doit rester libre.
Notez que ces recommandations sont loin d’être des faits accomplis! Le Comité a annoncé une tournée québécoise pour expliquer le contenu de son rapport aux citoyens. Et avant de s’engager dans une voie ou dans une autre, le gouvernement Marois laisse présager la mise sur pied d’une commission afin de consulter les Québécois sur les enjeux de la retraite, un peu à la manière dela Commission sur la question de mourir dans la dignité. Rappelons qu’après deux ans de travaux, cette commission n’a encore accouché d’aucun résultat concret… La retraite est donc un autre grand chantier à suivre!
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24-04-2013
Québec appuie l’entrée en scène du Centre national de danse-thérapie
Frédérique Doyon - Le Devoir
La thérapie par la danse et le mouvement fait son entrée dans les hôpitaux grâce au nouveau Centre national de danse-thérapie (CNDT) créé par les Grands Ballets canadiens de Montréal (GBCM). Le Centre, dont Le Devoir faisait déjà le portrait mardi, profite d’un appui de 425 000 $ du ministère dela Santé et des Services sociaux du Québec pour ses projets-pilotes de recherche.
Le MSSQ a annoncé une contribution en deux volets sur trois ans, lors de la conférence de presse signalant la création du CNDT, mardi. À celle de 285 000 $ destinée à mesurer les impacts de la danse sur les fonctions cognitives et physiologiques chez les aînés, s’ajoute une enveloppe de 140 000 $ pour développer des projets-pilotes spécifiques à la cancérologie.
Le CNDT étend la mission des Grands Ballets pour englober le mieux-vivre par la danse. « On veut que la danse s’imprègne aux autres sphères de la société », a affirmé Alain Dancyger, directeur général de la troupe, qui continuera bien sûr principalement de créer et de diffuser des oeuvres chorégraphiques. Le CNDT devient un département des GBCM.
Sa phase d’implantation prend la forme de projets-pilotes de recherche avec quatre partenaires du milieu de la santé - le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), Sainte-Justine, l’Institut de gériatrie de Montréal et le Centre PERFORM de l’Université Concordia. Le plus avancé est mené auprès de centaines d’aînés pour évaluer l’impact de la danse-thérapie sur leurs fonctions physiologiques et cognitives. Un autre est amorcé à Sainte-Justine auprès des adolescents souffrant de troubles alimentaires. D’autres visent à évaluer quels services hospitaliers bénéficieraient le plus de l’apport de danse-thérapeute au sein des équipes médicales multidisciplinaires.
Enthousiasme
L’initiative des GBCM sème un enthousiasme senti et partagé par les quatre partenaires. Christian Paire, directeur général du CHUM et véritable apôtre de l’art en milieu hospitalier, a notamment parlé d’une « aventure nouvelle et excitante », rappelant la « place particulière de la danse dans les arts ».
Parce qu’elle engage le corps autant que l’esprit tout en stimulant les émotions et l’interaction sociale, la thérapie par la danse et le mouvement ouvre de nouvelles avenues de traitement complémentaire de plusieurs maladies (troubles mentaux, neurologiques, psychologiques, musculaires et pour traiter la douleur), particulièrement chez les enfants, les adolescents et les aînés. Elle a surtout fait son chemin aux États-Unis, où elle s’est implantée dans les années 1950.
« La danse-thérapie est moins présente dans les milieux hospitaliers au Québec et au Canada. Ce qu’on voit beaucoup, c’est la musicothérapie et la thérapie par l’art dramatique », explique Christian Sénéchal, directeur du nouveau CNDT. Il suggère deux explications : le fait qu’il n’y a pas de formation spécifique offerte au pays et le peu de données quantitatives fournies par la recherche, tel que révélé dans une étude britannique en 2009, qui souligne d’ailleurs l’urgence de donner des bases scientifiques à cette pratique. Deux manques que le CNDT vise à combler en stimulant la recherche et en développant un programme de formation accrédité par l’American Danse Therapy Association, dont la première cohorte sera constituée dès l’automne prochain.
La phase d’implantation du CNDT durera deux ans, jusqu’au déménagement des GBCM prévu dans le centre-ville, dont les nouveaux studios permettront d’élargir l’offre de services en danse-thérapie. Le CNDT entend fonctionner avec un budget annuel de 1,6 million de dollars, autofinancé à 80 %.
Qu’est-ce que la danse-thérapie ?
Selon l’American Dance Therapy Association, la thérapie par la danse et le mouvement est une prise en charge psychothérapeutique utilisant le mouvement comme un processus qui favorise l’intégration affective, sociale, cognitive et physique de l’individu.
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22-04-2013
Votre principal actif : votre santé !
Ronald Denis - Journal de Montréal
Le rapport D’Amours dévoilé mercredi dernier sonne l’alarme quant à la retraite qui attend les travailleurs québécois. Ils devront se résigner à épargner davantage et à travailler plus longtemps s’ils veulent échapper à la pauvreté une fois à la retraite.
On n'arrête pas le temps. C'est le temps qui nous arrête, mais, par les temps qui courent, il nous arrête de plus en plus tard! L'espérance de vie des Québécoises et des Québécois compte désormais parmi les plus élevées au monde. Les gains actuels d'espérance de vie sont principalement générés par la diminution de la mortalité des 60-89 ans qui contribuent à près des deux tiers de l'augmentation. Le rapport D'Amours souligne la nécessité d'avoir les moyens de vieillir. Constituez-vous des actifs! Mon conseil est comparable, protégez votre principal actif: votre santé! Vieux, mieux vaut être pauvre et en santé que riche et malade. Dans le premier cas, vous pourrez toujours travailler pour subvenir à vos besoins, mais, dans le second, rien n'est certain pour vous sortir du pétrin.
Résister au temps
C'est facile de vieillir. Tout le monde le fait. Dès le jour 1... et les jours s'accumulent. En fait, les représentants de l'espèce humaine peuvent en accumuler plus de 43 000, soit l'équivalent d'environ 120 ans. Au fil des ans, des changements se produisent en chacun de nous et nous vivons ces changements tous différemment en fonction des gènes qui nous ont été transmis, des expériences que nous vivons et du mode de vie que nous adoptons. Ces changements se produisent progressivement et, généralement, les gens modifient leurs modes de vie en fonction de ces changements. La plupart changent plutôt que de résister aux changements...
Les neuf dixièmes de notre bonheur reposent sur la santé. Avec elle, tout devient source de plaisir. Travaillez à bien vieillir, c'est une occupation de tous les instants! Devenez à votre compte, soyez votre propre médecin, car on n'est jamais mieux servi que par soi-même! Au cours de ma carrière, j'ai pratiqué plus de 50 000 opérations chirurgicales et, dans bien des cas, elles n'auraient pas été nécessaires si chacun des patients concernés avait choisi d'être son propre médecin. Soyez-le, vous vous mettrez du temps de côté, et ne dit-on pas que le temps, c'est de l'argent?
Soyez votre propre médecin
Le temps passe... Les années s'accumulent! Vous vous sentez vieillir? Si vous dites «tu» à tout le monde et tout le monde vous dit «vous», vous commencez à vieillir! Ce n'est pas toujours facile, mais c'est, jusqu'à maintenant, le seul moyen de vivre longtemps! La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin, disait Hippocrate, père de la médecine. Chaque jour, il vous est possible de contrôler différents aspects qui agissent directement sur le processus du vieillissement. Des aspects faciles à contrôler et à la portée de tous.
D'abord, les principes de base. Vous ne fumez plus et vous limitez votre consommation d'alcool. Lorsque vous montez en voiture, vous bouclez votre ceinture. Vous ne restez pas trop longtemps au soleil. Régulièrement, disons tous les 18 mois, vous subissez un examen médical et dentaire complet. Si vous prenez des médicaments, vous en profitez pour faire valider qu'ils vous conviennent toujours et vous vous informez bien sur la raison pour laquelle ils vous sont nécessaires. Pour être votre propre médecin, il vous faut tout de même être bien conscient de votre état!
Vous ne mettez pas n'importe quel type de carburant dans votre voiture. C'est la même chose pour votre corps. Mal nourri, il fonctionnera mal. Très mal même. Variez son alimentation. Faites une place importante aux céréales, pains et autres produits céréaliers, aux légumes et aux fruits. Optez pour des produits laitiers moins gras, des viandes plus maigres et des aliments préparés avec peu ou, mieux, sans matières grasses. Lorsque vous consommez du sel ou de la caféine, faites-le avec modération.
Restez actif! Cherchez à atteindre et à maintenir un «poids santé». En le faisant, vous ferez travailler vos muscles et vos articulations, car, si vous ne vous en servez pas, vous les perdrez, et lorsqu'ils seront perdus, vous vous rendrez compte qu'ils vous étaient fort utiles! En faisant travailler votre corps, vous vous soignez. Très bien.
L'exercice améliore la circulation sanguine et la respiration, facilite la digestion, réduit les risques de constipation, augmente la résistance des os, réduit le stress, l'angoisse si vous en éprouvez, la tension nerveuse et améliore le sommeil. Un aspect essentiel de la santé recherchée. Quel exercice? Celui qui vous plaît: marche, jardinage, boxe, danse en ligne, peu importe! Bougez! À deux ou plusieurs, c'est encore mieux. Ça motive! Continuez! Mangez et bougez bien. Vous vous sentirez émotivement et mentalement mieux. Autant votre corps s'assouplit, autant il est nécessaire d'assouplir également votre esprit. N'arrêtez pas de vous imposer des défis, apprenez de nouvelles choses, exposez- vous à de nouvelles idées et partagez les vôtres. La vieillesse n'a que peu d'influence sur votre esprit. S'il est vieux, c'est parce que vous ne lui laissez pas la chance de rester jeune...
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20-04-2013
Rapport D’Amours : le coût de l’inertie
François Desjardins - Le Devoir
Le rapport D’Amours se retrouvera dans quelques mois entre les mains d’une commission parlementaire qui débattra des façons de redonner de l’élan au système de retraite. Élus et participants auront tous les chiffres en main, sauf un : quel serait le coût de l’inaction ?
La « rente longévité » pour les 75 ans et plus que propose le comité présidé par Alban D’Amours est déjà chiffrée : une facture annuelle de 4 milliards, répartie entre employeurs et travailleurs, qui pourrait toutefois diminuer en raison de l’harmonisation de la rente avec les régimes de retraite déjà en place. Allez dire aux membres du comité que certains vont trouver ça gros, et la réplique est immédiate : « Parfait, mais ne rien faire, ça va coûter combien ? »
Les régimes à prestations déterminées, assortis d’un revenu garanti à la retraite, offrent quiétude et stabilité. Mais il y a un prix. À Montréal, par exemple, l’administration devra injecter en 2013 plus de 580 millions dans les régimes des employés, soit 12 % du budget de fonctionnement. À l’échelle du Québec, sept régimes sur dix ont un trou de plus de 20 %, pour un déficit global de… 41 milliards.
Aux yeux du comité, le constat est dur : l’édifice s’effrite et le système de retraite « s’est orienté vers une illusion de sécurité financière ». Les marchés ont connu de mauvaises années, mais il y a une tendance de fond : le temps de travail est plus court, l’espérance de vie, plus longue et ceux qui ne bénéficient pas de ces régimes n’ont pas la motivation d’épargner pour leurs vieux jours. Après tout, six Québécois sur dix n’ont aucun REER.
Il fallait être là, jeudi, lorsqu’un participant à une conférence s’est interrogé sur l’équité intergénérationnelle et sur les propositions du comité, qui a travaillé un an et demi pour accoucher d’un rapport de 200 pages. Le comité propose notamment de revenir sur la notion des droits acquis, pour sauver, dans certains cas, l’ensemble des meubles. Sur scène, un des membres du comité, Bernard Morency, vice-président àla Caissede dépôt et placement, arrivait à peine à se retenir.
« Il faut se le demander : il va arriver quoi si on ne fait rien ? Eh bien, il n’y en aura plus, des régimes à prestations déterminées. Et ça, c’est le summum de l’iniquité. Ce qu’on essaie de faire ici, c’est préserver ces régimes-là pour que votre génération, que mes enfants aient exactement ce même droit-là, a-t-il dit. Dans la voie où on est, ces régimes-là sont trop coûteux, ils étranglent les entreprises privées, et les entreprises privées sont très pratico-pratiques en définitive : on ferme la patente, un point c’est tout. »
Alléger la pression
La Régie des rentes du Québec surveille activement 750 régimes de retraite à prestations déterminées, dont plusieurs ont pu bénéficier de mesures « temporaires » au cours des dernières années afin de pouvoir se renflouer sur dix ans plutôt que cinq. Certains employeurs ont tout simplement choisi de mettre une serrure sur le régime à prestations, dirigeant les nouveaux employés vers un régime à cotisations déterminées qui n’offre aucune garantie. Autrefois, 10 % des régimes à prestations comportaient un volet à cotisations. C’est aujourd’hui plus de 30 %.
L’effet de la rente longévité, financée par une retenue de 3,3 % sur le salaire, serait multiple, croit le comité. Elle allégerait la pression sur les régimes déjà en place, forcerait l’épargne de ceux qui ne mettent pas assez d’argent de côté et concentrerait la planification financière sur une période allant de la retraite jusqu’à 75 ans seulement. À long terme, elle stimulerait l’économie par les dépenses de consommation.
Brochette de suggestions
Parmi les 21 recommandations, le rapport propose aussi un resserrement des évaluations de l’état des régimes, mais aussi de nouvelles règles, comme celle qui obligerait les régimes du secteur public à être financés à parts égales entre employeurs et employés.
« Je pense que plusieurs des recommandations vont être adoptées », dit le président de l’Institut canadien des actuaires, Jacques Lafrance, selon qui « il faut faire quelque chose ». Se dirige-t-on vers un mur si rien n’est fait ? « Il y a des études qui disent qu’on s’en va vers une catastrophe, mais d’autres, plus optimistes, affirment qu’en fin de compte, l’humain s’adapte. » Il estime qu’il ne faut pas se limiter à ce qu’il y a dans le régime de retraite ou le REER. « Il faut prendre en compte la richesse que les Québécois accumulent, par exemple une maison. Il faut faire attention. »
Par ailleurs, il s’interroge sur les effets de la rente longévité : les gens vont-ils piger davantage dans leur épargne entre 60 et 75 ans ? « Et pour ceux qui n’ont pas d’épargne-retraite, est-il normal d’avoir un revenu qui augmente à 75 ans ? »
Même constat
Ce n’est pas la première fois qu’un rapport tente de circonscrire l’état du système de retraite. Le comité le reconnaît, d’ailleurs. En 2005,la Régiedes rentes a observé que « 33 % de l’ensemble des ménages québécois n’épargnent pas suffisamment pour atteindre un taux de remplacement de 60 % à la retraite, s’ils prennent leur retraite à 65 ans ». Pour une famille dont les revenus se trouvent entre 67 000 $ et 92 000 $, le taux atteint 49 %. (Sur les quatre millions de travailleurs, 1,4 million ont un régime à prestations déterminées. Un deuxième groupe de 1,8 million n’a aucun régime, alors qu’un troisième est membre d’un autre type de régime collectif.)
Huit ans plus tard, on recommence l’exercice, mais il y a cette fois des recommandations. La table est mise pour la suite des choses, qui se déroulera en commission parlementaire, selon ce qu’a dit cette semaine la première ministre, Pauline Marois. Alban D’Amours croit qu’il faudra un an ou deux avant que les grandes décisions soient mises en oeuvre.
Et si rien n’est fait ? « Collectivement, il y aurait un coût énorme, croit Alban D’Amours. Les régimes à prestations déterminées, qui donnent une bonne assurance, vont disparaître. On va se retrouver avec des régimes n’offrant aucune promesse. On sera incapables de gérer le risque de longévité, et c’est le mur qui est devant nous. Et à ce moment-là, qu’est-ce qu’on va faire ? On va appeler l’État au secours, et la solution facile, ou la seule qui va rester, ça va être d’augmenter les impôts et les taxes. La taxe future est nettement supérieure à l’effort qu’on demande aujourd’hui. »
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Un mandat large
Le mandat du comité D’Amours ne devait pas, à l’origine, ratisser aussi large. Tout au plus Québec lui demandait-il de se pencher sur les régimes complémentaires à prestations déterminées. Ceux, en fait, qui nécessitaient des mesures spéciales pour se remettre de la crise financière de 2008.
L’annonce de la création du comité est survenue le 15 novembre 2011, le même jour où le gouvernement Charest acceptait de prolonger jusqu’à la fin de 2013 des mesures temporaires devant se terminer un mois plus tard. Par exemple, amortir un déficit sur dix ans au lieu de cinq.
Voulant éviter que des mesures temporaires deviennent de facto permanentes, Québec en a profité pour charger des experts d’une mission d’analyse.
« Considérant la tendance des dix dernières années, le gouvernement mettra cette période d’allégement à profit pour revoirla Loi sur les régimes complémentaires de retraite de façon à tenir compte des nouvelles réalités économiques et démographiques auxquelles sont confrontés ces régimes », avait affirmé Julie Boulet, qui était alors ministre de l’Emploi et dela Solidarité sociale et ministre responsable dela Régie des rentes. En gros, Québec voulait en finir avec des gestes temporaires.
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19-04-2013
www.infochutes.ca : pour prévenir les chutes ou pour s’en relever
L’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) est heureux de présenter la refonte visuelle du site Web www.infochutes.ca, dédié à la prévention des chutes chez les personnes âgées à domicile, ainsi qu’à la récupération après un incident. Il s’agit d’un enjeu majeur qui a des répercussions directes sur la qualité de vie des aînés en maintenant leur autonomie et en leur permettant de demeurer à domicile plus longtemps.
Lancé originalement en 2004, le contenu du site est toujours d’actualité, comme le démontrent les statistiques suivantes :
• Au Canada, les chutes sont à l’origine de 9 % des visites des personnes âgées de 65 ans et plus aux services d’urgence.
• Les chutes constituent la principale cause des hospitalisations à la suite d’une blessure chez les personnes âgées : environ 16 000 Québécois âgés de 65 ans et plus sont hospitalisés annuellement en raison d’une chute.
S’adressant aux personnes âgées et à leurs proches, www.infochutes.ca a aussi été conçu à l’intention des intervenants du réseau de la santé et des services sociaux et des groupes communautaires qui oeuvrent auprès d’une clientèle âgée à risque de tomber.
www.infochutes.ca compte cinq sections :
• Votre style de vie, pour adopter et maintenir de saines habitudes de vie afin de réduire les risques de tomber (grille de planification pour éviter de multiplier les efforts, conseils pour améliorer son alimentation, activités physiques sécuritaires, programme Intégré d’Équilibre Dynamique (P.I.E.D.));
• Votre environnement, pour aménager un environnement sécuritaire à la maison ou à l’extérieur (présentation d’un logement virtuel adapté et choix de la bonne chaussure),
• Votre corps, pour connaître les aspects physiologiques et les pathologies reliés aux chutes (maintien de l’équilibre en lien avec le centre de gravité, conséquences de certaines maladies, effets secondaires des médicaments);
• Vous êtes tombé ?, pour mieux se préparer en cas de chute (techniques pour se relever ou pour aider quelqu’un à le faire, conséquences physiques et psychologiques des chutes, programme pour dire adieu à la peur de tomber);
• L’équipe gériatrique, pour naviguer dans le système de santé après une chute (préparation de sa visite médicale, rôles de chaque membre de l’équipe gériatrique et des équipes spécialisées).
L’IUGM produit aussi le site www.aidant.ca en collaboration avec la Chaire Desjardins en soins infirmiers à la personne âgée et à la famille, dédié à soutenir les proches aidants de personnes âgées. De plus, l’IUGM offre le catalogue de ressources documentaires Germain (catalogue.iugm.qc.ca), qui est la plus importante source de références francophones en gériatrie.
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18-04-2013
Rapport D’Amours; le Réseau FADOQ reste prudent
Source : Réseau FADOQ
Le Réseau FADOQ reconnaît plusieurs solutions intéressantes proposées par le rapport D’Amours quant à l’avenir des régimes de retraite au Québec, en soulevant toutefois plusieurs questionnements.
Lire le communiqué
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17-04-2013
Pauvres retraités
Michel Hébert - Journal de Québec
N’espérez pas de miracle. Ni la richesse à la fin de vos jours, à moins, bien sûr, que vous soyez d’un naturel économe. Le rapport du comité D’Amours sur la retraite des Québécois ne vous apprendra pas grand-chose de neuf, sinon que vous devrez vous débrouiller seul. L’État n’a jamais été providentiel pour tout le monde.
En fait, il vaut encore mieux être fonctionnaire, prof, policier ou col bleu. Les autres, hormis quelques centaines de faucons du monde des affaires, préparez vos mouchoirs. Parce que l'État ne dépensera pas pour assurer vos vieux jours. Les employés du secteur public sont et resteront les bienheureux des temps modernes: horaire flexible, vacances et congés à gogo, sécurité d'emploi, salaire et retraite garantis par la taxation. Ils n'aiment pas qu'on le dise, mais le rapport D'Amours le confirme...
Les autres, galériens du privé ou du travail autonome, légionnaires de la boîte à lunch, conscrits du taxi, des PME ou de la restauration, ceux qui constituent l'épine dorsale de l'économie du Québec, ces millions de petites gens sur lesquels s'épanchent inlassablement nos élites socialisantes, tous ceux-là ne devront compter que sur eux-mêmes. Une étude dont on a trop peu parlé, faite par des chercheurs de l'Université de Montréal (c'est aussi crédible quand ça ne vient pas de l'UQÀM...), indiquait, en 2008, que les revenus des retraités du secteur privé étaient considérablement moins élevés que ceux du secteur public. Ça, les syndicats n'en feront pas une publicité...
Homme raisonnable
L'étude de l'UdeM est basée sur les rapports d'impôt des contribuables de 2005. Impossible de faire mentir les chiffres, surtout ceux de Revenu Québec. «Les données compilées par Revenu Québec pour l'année 2005 montrent que les femmes retraitées des secteurs public et parapublic avaient un revenu moyen de 35 203 $ par rapport à 18 285 $ pour celles du secteur privé. Pour leur part, les hommes retraités des secteurs public et parapublic touchaient un revenu moyen de 43 562 $, en comparaison de 29 540 $ pour les hommes du secteur privé», y lit-on. C'est différent de ce que dit le conseil central...
Mais Alban D'Amours est un homme raisonnable. Il ne proposera pas un régime de retraite unique et universel, financé par l'État. Cela obligerait la nationalisation des grassouillets régimes publics. Et la paix sociale serait rompue. Il sera toujours moins risqué de tolérer la pauvreté, surtout qu'elle touche surtout le privé...
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11-04-2013
Méfaits dans une résidence de personnes âgées: les ados ont été identifiés
René-Charles Quirion - La Tribune
(Sherbrooke) Quatre adolescents ont causé une bonne frousse aux occupants de la résidence pour personnes âgées Le Monastère à Sherbrooke à la fin mars. « Nous avons reçu plusieurs appels de résidants en panique à la suite de cet événement », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.
Les quatre mauvais plaisantins se sont présentés à la résidence de la rue Ontario le 28 mars dernier vers 20 h 30. Deux d'entre eux ont été captés par la caméra de surveillance de l'entrée de l'établissement.
Les quatre adolescents ont causé des méfaits en jetant des ordures au sol et en essayant d'arracher un distributeur de produits aseptisant.
Les jeunes ne se sont pas contentés de téléphoner à plusieurs résidants à l'interphone, ils ont pénétré dans le bâtiment en se faisant ouvrir la serrure électrique.
Une fois à l'intérieur, ils ont parcouru les corridors en frappant aux portes causant une peur aux résidants de l'endroit.
Commotion
« Cet événement créé une commotion à l'intérieur de la résidence pour personnes âgées», mentionne l'agent Carrier du SPS.
En après-midi mercredi, le SPS a annoncé que les jeunes avaient été identifiés à la suite de la diffusion d'un avis de recherche via les médias.
Des accusations de méfait de moins de 5000 $ et d'introduction par effraction pourraient être portées contre les quatre adolescents impliqués dans cette affaire.
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11-04-2013
Repousser l’âge de la retraite : un devoir
Mario Dumont - Journal de Montréal
L’Institut Cirano a publié, cette semaine, une étude qui affirme que les aînés vont être appauvris par la décision d’Ottawa de repousser de 65 à 67 ans l’âge pour recevoirla Sécuritéde la vieillesse.
L'étude affirme que le pourcentage d'aînés vivant sous le seuil de pauvreté pourrait passer de 6 % à 17 % avec l'application de la mesure. Nous entendrons plusieurs représentations du genre dans les années à venir pour essayer de faire se commettre les partis d'opposition à annuler cette décision s'ils prennent le pouvoir. Ce serait une grave erreur. Il va de soi que les associations représentant les aînés profitent de la publication d'un rapport du genre pour taper sur le clou. Mais puisque le changement ne sera pleinement effectif qu'en 2029, c'est aux gens qui sont dans la quarantaine aujourd'hui qu'il faut poser la question. En 2029, moi j'aurai 59 ans. Je ferai donc partie des premières cohortes à devoir attendre à 67 ans pour commencer à recevoir le chèque de pension.
Inquiétude
Et je ne suis ni surpris ni choqué d'une telle mesure. En fait, je suis inquiet des gouvernements qui se ferment les yeux pour ne pas voir les risques associés aux problèmes démographiques. Je suis plutôt rassuré par une décision claire, pertinente et logique, même si j'y perdrai en théorie. La décision dans mon esprit est pleinement justifiée parce que les conditions ont radicalement changé depuis la création du programme. On a mis en placela Sécuritéde la vieillesse à 65 ans à une époque où l'espérance de vie des retraités était de quatre ans moindre à celle d'aujourd'hui. On s'en doute, l'espérance de vie aura encore gagné une année ou deux en 2029. Donc, la période de retraite est beaucoup plus longue, et ce, alors qu'il y a plus d'aînés et moins de travailleurs pour payer. Il faut aussi mettre dans la balance l'état de santé moyen. Une personne de 67 ans aujourd'hui vit généralement en aussi bonne et peut-être même en meilleure santé qu'une personne de 65 ans dans les années 60.
Une dynamique à changer
Ce que je conteste dans l'étude de l'Institut Cirano, c'est une estimation de la pauvreté des aînés dans 20 ans, si on applique la pension à 67 ans en conservant la dynamique actuelle. Or la dynamique doit changer. Si l'on a annoncé cette décision au début 2012 alors qu'elle ne commencera à s'appliquer qu'en 2023, c'est précisément pour permettre aux gens de s'adapter, de penser autrement leur retraite, leur REER, leur fin de carrière. Il aurait été honteux de prendre une génération par surprise. Ce n'est pas du tout le cas. La lutte à la pauvreté constitue une bataille universelle dans tous les pays et pour tous les groupes d'âge. Tous les groupes de réflexion sont appelés à soumettre des propositions pour améliorer le sort des aînés. Mais annuler la retraite à 67 ans serait une lâcheté politique mal éclairée.
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11-04-2013
Maltraitance chez les aînés: Un projet-pilote pour la Mauricie
Joany Dufresne - L’Écho de Trois-Rivières
Les personnes âgées victimes de maltraitance pourront bientôt bénéficier d’aide pour poursuivre leur agresseur. L’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec travaille actuellement sur l’élaboration d’une procédure d’intervention sociojudiciaire concernant les formes criminelles de maltraitance envers les aînés.
Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées 2010-2015, est une première au Québec.
Toujours en développement avec les divers partenaires, la procédure devrait entrer en vigueur à l’hiver 2014. Si ce projet pilote connaît du succès dans la région, il pourrait être implanté à la grandeur de la province.
«On va l’expérimenter ici et à partir de nos évaluations annuelles, on va voir comment on coordonne les choses pour la suite», explique Hélène Gervais, responsable de la coordination régionale en matière de maltraitance envers les aînés à l’Agence de la santé et des services sociaux dela Mauricieet du Centre-du-Québec.
Pour les infractions criminelles
Seuls les cas de maltraitance physique, d’abus financier ou de négligence grave constituant une infraction criminelle et de l’exploitation au sens dela Chartedes droits et libertés de la personne du Québec seront encadrés par cette procédure d’intervention sociojudiciaire.
Toutes les autres situations de maltraitance ne constituant pas une infraction criminelle seront dirigées vers les organismes concernés.
Ce projet expérimental s’inspire de l’entente multisectorielle relative aux enfants victime d’abus sexuels, de mauvais traitements ou d’une absence de soins menaçant leur santé physique.
Le portrait de la Mauricie
Il est difficile soutient Mme Gervais de chiffrer le nombre de personnes aînées victimes de maltraitance en Mauricie. Une étude canadienne stipule qu’entre 4% et 7% des aînés résidant à domicile (incluant les résidences privées) sont victimes de maltraitance. Selon cette statistique, entre 1800 et 3200 aînés vivraient l’une ou l’autre des formes de maltraitance dans la région.
«On pense qu’il y en a beaucoup plus que ça, ajoute Mme Gervais. Ce n’est que la pointe de l’iceberg.»
Pour elle, il est important de mettre l’accent sur la dénonciation, car trop de personnes sont encore hésitantes à faire part des abus dont ils sont victimes. La proximité et les liens de confiance qu’ils ont développés avec les agresseurs sont à la base de cette hésitation. Rappelons que les formes les plus fréquentes de maltraitance sont d’ordres financier et psychologique.
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10-04-2013
Moins d’épargnes, plus de pauvreté ; les préoccupations du Réseau FADOQ face à la hausse de l’âge de la retraite
Source : Réseau FADOQ
Le Réseau FADOQ est préoccupé par les conclusions d’une récente étude qui démontrent la corrélation entre la hausse de l’âge de la retraite et l’augmentation du taux de pauvreté chez les 65 à 67 ans.
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09-04-2013
La ministre Marie Malavoy salue le lancement en Montérégie du Programme Qualité Logi-être de la FADOQ
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09-04-2013
Plus d’aînés pauvres avec la réforme Harper
Denise Proulx - Argent
En reportant l’âge d’admissibilité aux prestations dela Sécurité de la Vieillesse et du Supplément de revenu garanti de 65 à 67 ans, le gouvernement Harper imposera une vie de pauvreté à un nombre élevé d’aînés. Et ce sera surtout des femmes qui en subiront les conséquences.
La réforme proposée par Ottawa fera grimper le nombre d’individus sous le taux de faible revenu de 6 % à 17 %, affirment des chercheurs du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), dans une étude intitulée «Réformer la sécurité de la vieillesse».
«Nos observations sont présentées pour faire réfléchir sur la question. Le système a ciblé les personnes à faible revenu», a mentionné le professeur Jean-Yves Duclos, co-signataire de l’étude avec Nicholas -James Clavet, Bernard Fortin et Steeve Marchand.
Le gouvernement fédéral a justifié ces modifications qui s’appliqueront graduellement entre 2023 et 2029, par la nécessité d’assurer la viabilité du système public de revenus de la retraite, alors que les baby-boomers vieillissants puiseront massivement dans les revenus de l’État.
En modifiant l’âge d’admissibilité aux prestations de la sécurité de la vieillesse, le gouvernement fédéral enverra ainsi davantage de personnes âgées sous la responsabilité de leur gouvernement provincial qui devront verser plus de prestations d’aide sociale. En fait, une fois la reforme achevée, le gouvernement canadien pourrait réaliser des économies de 6,9 milliards $ par année, alors que les provinces subiront des pertes de revenus d’impôts de plus de 450 millions $ par année et verront augmenter les dépenses de l’aide sociale de 164 millions $ en 2030.
«Le problème principal de cette réforme est qu’elle s’attaque de manière disproportionnée aux gens les plus pauvres et qu’elle aura un effet moins fort chez les gens aisés, car souvent ils ne touchent pas les prestations de vieillesse et de supplément de revenu», a poursuivi le professeur en économie.
Des alternatives plus équitables
Les auteurs de l’étude estiment que le gouvernement fédéral pourrait utiliser des scénarios alternatifs qui résulteraient tout autant en des économies pour les finances publiques, sans attaquer de front les aînés les plus démunis.
L’une de ces hypothèses consiste à diminuer le seuil de remboursement de la sécurité du revenu qui ne s’applique actuellement que lorsque le revenu net dépasse 69,562 $. Les chercheurs du CIRANO suggèrent que ce seuil chute à 34 562 $ pour que débute un remboursement partiel dela Sécuritéde vieillesse. Ainsi, le gouvernement fédéral pourrait récupérer 9,2 milliards $. En incluant les pertes de revenus tirés des impôts fédéral et provincial, le montant global récupéré deviendrait semblable à celui de la réforme annoncée.
La seconde alternative serait de diminuer de manière égale les prestations de la sécurité de vieillesse pour tous les individus admissibles de 900 $. Les aînés paieraient cependant moins d’impôts, ce qui aurait un impact mineur sur l’augmentation des personnes affectées.
Enfin, le dernier scénario consisterait à verser de manière progressive le montant de la sécurité de vieillesse d’année en année.
«L’individu de 65 ans recevait donc le sixième de ses prestations normales. À chaque année suivante, ses prestations augmenteraient d’un sixième de ses prestations normales, pour atteindre les pleines prestations à 70 ans», suggèrent les auteurs de l’étude.
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09-04-2013
Une première au Réseau FADOQ : deux cartes en une, une exclusivité pour les membres !
Source : Réseau FADOQ
Le Réseau FADOQ est fier d’annoncer un nouveau partenariat conclu avec la Banque Laurentienne. Cette nouvelle entente permet au Réseau FADOQ d’offrir à ses membres la carte VISA Privilèges OR FADOQ.
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08-04-2013
Nouvelles activités des pharmaciens
Avec l'entrée en vigueur prochaine de la Loi 41, les pharmaciens pourront exercer de nouvelles activités professionnelles. Pour comprendre les changements qui seront effectifs dans quelques mois, nous vous invitons à visionner cette vidéo et à consulter notre site Web au http://www.opq.org/.
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08-04-2013
Elle poursuit sa fille
lire la suite
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08-04-2013
Les baby-boomers sont-ils en bonne santé ?
Richard Béliveau - Journal de Montréal
Le baby-boom d’après-guerre a complètement modifié le visage de notre société, tant du point de vue démographique, économique que culturel. Au cours des prochaines années, l’arrivée massive des boomers à l’âge de la retraite va à son tour grandement influencer notre système de santé étant donné la forte incidence de maladies chroniques qui touchent cette population.
Au Canada, la période du baby-boom fait généralement référence à l'augmentation marquée du nombre de naissances survenues entre 1945 et 1965. Au cours de cette période, plus de 8,2 millions d'enfants sont nés, soit près de 412 000 annuellement, et le nombre moyen d'enfants par femme était de 3,7, comparativement à 1,7 ces dernières années.
L'énorme influence de cette génération baby-boom sur la société est encore aujourd'hui bien visible, avec près de 10 millions de Canadiens, soit environ 3 personnes sur 10, qui sont considérés comme des baby-boomers.
Un boom de maladies
Les progrès de la médecine réalisés au cours du dernier siècle ont permis d'augmenter significativement l'espérance de vie à la naissance, de sorte que la majorité des baby-boomers vivront plus longtemps que leurs parents. Mais sont-ils en meilleure santé pour autant? Pour répondre à cette question, un groupe de chercheurs s'est penché sur les registres qui documentent l'état de santé de la population américaine (NHANES) pour les personnes ayant entre 46 et 64 ans durant la période allant de 2007-2010 (babyboomers) ou de 1988-1994 (génération précédente).
Plusieurs différences ont été observées entre les deux groupes. Tout d'abord les points positifs:
Cependant, comparativement à la génération précédente, les baby-boomers sont:
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beaucoup moins actifs physiquement, avec seulement 35 % d'entre eux qui font de l'exercice plus de 12 fois par mois, comparativement à 50 % pour leurs parents;
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plus fréquemment obèses (39 % vs 29 %) et diabétiques (15 % vs 12 %);
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plus souvent affectés par un taux de cholestérol sanguin élevé (hypercholestérolémie) (74 % vs 34 %);
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plus souvent affectés par une tension artérielle trop élevée (43 % vs 36 %).
Tous ces facteurs font en sorte que seulement 13 % des boomers se considèrent en excellente santé, comparativement à 32 % pour la génération précédente, et un nombre plus important d'entre eux doivent recourir à des dispositifs pour les aider à marcher (7 % vs 3 %) ou ont des limitations au travail (14 % vs 10 %) ou fonctionnelles (14 % vs 9 %).
Espérance de vie en bonne santé
Ces observations montrent que les maladies chroniques frappent trop souvent de plein fouet des personnes dans la force de l'âge et peuvent hypothéquer la principale raison d'être d'une plus grande longévité : vivre le plus longtemps possible en bonne santé.
Il n'est cependant jamais trop tard pour bien faire: une saine alimentation, combinée à une activité physique régulière et au maintien d'un poids corporel normal peut prévenir la très grande majorité des maladies chroniques et avoir des impacts extraordinaires sur la qualité de vie. Étant donné le poids démographique important de la génération baby-boom, une telle amélioration de leur état de santé ne peut qu'avoir des répercussions positives sur l'ensemble de la société.
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03-04-2013
Aide sociale : d'autres modifications à venir?
Katia Gagnon - La Presse
Agnès Maltais n'exclut pas de faire d'autres modifications à son règlement controversé sur l’aide sociale. Elle se dit particulièrement sensible aux commentaires émis sur les bénéficiaires de 55 ans, qui perdraient pendant trois années le supplément de 129$ sur leur chèque.
«C'est là où je recueille le plus de commentaires et il faut analyser la situation comme il faut, dit-elle. Mon engagement, c'est de n'échapper personne. Peut-on remplir cet engagement? C'est ça qu'il faut voir.»
Mme Maltais veut que les centres locaux d'emploi proposent aux bénéficiaires âgés de s'engager dans un programme de réinsertion dans le but de se dénicher un emploi. Cela leur vaudrait une somme de 195$ par mois.
En revanche, sur l'autre aspect du règlement, celui qui vaudrait aux familles qui ont un enfant de moins de 5 ans de perdre la même allocation de 129$, Mme Maltais note que même la protectrice du citoyen a jugé cette mesure «réaliste». La protectrice a pourtant critiqué les autres aspects du règlement.
«La balance des commentaires m'amène à penser que c'est effectivement réaliste», ajoute-t-elle.
La ministre plaide que cette allocation, qui date de 25 ans, avait un sens à l'époque puisqu'il n'y avait pas de réseau de garderies. «C'était pour qu'un des deux parents garde l'enfant.»
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02-04-2013
Retraites hâtives... et actives
Laurie Richard - Le Soleil
Pas besoin d'être millionnaire pour prendre sa retraite tôt. Il faut seulement apprendre à vivre avec moins et moins vite. Êtes-vous prêts à troquer l'auto contre le vélo et les repas au resto pour les lunchs maison?
Une communauté de blogueurs prônant la retraite hâtive et active fait des petits surla Toile. Lespartisans de ce mode de vie ont dit adieu à la routine auto-boulot-dodo, non pas pour se prélasser au soleil toute la journée, mais pour s'attarder à des projets qui leur tiennent à coeur.
Certains quittent le bureau pour se consacrer à un projet personnel qu'ils ont fait grandir en trimant dur les soirs et les fins de semaine. D'autres disent «bye-bye boss» pour se consacrer à leur famille. En fait, la communauté de jeunes retraités en ligne parle davantage d'«indépendance financière» que de «retraite». Ils ne sont plus «obligés» de travailler. Ils vivent pour la majorité de leurs investissements passés auxquels s'ajoutent parfois des revenus d'appoint occasionnels.
Cette clique de blogueurs surtout anglophones milite pour l'utilisation restreinte de l'auto, les maisons modestes, des loisirs frugaux, des repas maison et peu de dépenses frivoles. C'est avant tout une question de choix, disent-ils.
Jacob Lund Fisker, un physicien américain d'origine danoise et auteur du blogue Early Retirement Extreme (earlyretirementextreme.com) est vu comme la figure de proue du mouvement. En ligne, il affirme pouvoir montrer aux gens comment devenir financièrement indépendant en cinq ans et vivre selon un style de vie de classe moyenne en ne dépensant que 7000$ par année.
Il y est lui-même arrivé à 33 ans. Il dit avoir «découvert» à l'âge de 25 ans que le bonheur ne résidait pas dans une maison monstre et une voiture agencée. Pour parvenir à son but, il a épargné pendant cinq ans les trois quarts de son salaire annuel qui a évolué de 40 000 $ à 69 000 $.
Après quelques années, à36 ans, M. Lund Fisker est toutefois retourné sur le marché du travail, pour un emploi qui le stimulait énormément. Pour lui, la «retraite», c'est pouvoir faire ce qu'il veut, quand il veut, de façon raisonnable. Il a donc passé le flambeau à Mr. Money Mustache (MMM) (www.mrmoneymustache.com), un Canadien un peu moins «extrême» qui vit maintenant au Colorado. Cet ancien ingénieur informatique a quitté le marché du travail à 30 ans, en 2006. Sa femme vient de faire de même. Il vit de ses investissements, mais tire également plaisir et argent de travaux de construction ponctuels.
Des centaines de lecteurs assidus commentent ses publications virtuelles et participent à ses forums. MMM prône lui aussi un style de vie frugal et remet constamment en question le «rêve américain». Le couple souhaite aussi consacrer le plus de temps possible à leur jeune enfant. La famille a bouclé son budget 2012 avec des dépenses de 25 046$.
Faisant quelque chose de productif de leur journée, les adeptes de l'indépendance financière se font toujours «reprocher» de ne pas vraiment être retraités. Pour convaincre les détracteurs, résument MMM et M. Lund Fisker dans une publication récente, faudrait-il ne rien faire du tout?
Objectif quarantaine
Uriel, 28 ans, auteur du blogue Mes finances perso (www.mesfinancesperso.com), a travaillé quatre ans comme ingénieur logiciel avant de se lancer en affaires surla Toile. Il n'est pas encore retraité. Mais son but est de devenir millionnaire et de prendre sa retraite dans la quarantaine. Tout en faisant quelque chose qui le branche. Pour y arriver, il était persuadé qu'il devait prendre le chemin de l'entreprenariat : être salarié ne lui permettrait pas d'atteindre ses objectifs. «Ce n'est pas un bon deal de se dédier à une job que t'aimes moyennement pour en profiter ensuite pendant les moins bonnes années de ta vie», note le jeune homme originaire de Beauce.
Après de nombreuses lectures, il s'est fait apôtre de l'indépendance financière. «Ça revient à vivre en dessous de ses moyens. Si tu gagnes cinq millions, tu peux faire faillite quand même.» Il repense donc chacune de ses dépenses, même la tablette de chocolat au dépanneur.
Uriel a commencé son aventure à la sortie de l'école en 2008, endetté de 10 000 $. Il a tout remboursé en neuf mois. Il se tient aujourd'hui loin des dettes, ennemi suprême de l'indépendance. Il a bossé sur ses projets personnels dans ses temps libres, alors qu'il occupait un emploi à temps plein, pour assurer le succès de son entreprise. Il vit principalement depuis octobre dernier des revenus générés de son site Idée Cadeau Québec (www.ideecadeauquebec.com).
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28-03-2013
Un régime complémentaire de retraite pour les 75 ans et plus
Denis Lessard - La Presse
Après dix-huit mois de travail, le comité présidé par Alban D'Amours proposera un filet de sécurité pour tous les salariés qui ne peuvent compter sur un régime de retraite suffisant. Tout le monde sera appelé à cotiser à ce fonds spécial, réservé aux personnes de plus de 75 ans.
Au Québec, un salarié sur deux n'a pas de régime de retraite au travail. Si on tient compte du secteur privé seulement, ce sont les deux tiers des salariés qui ne peuvent compter que sur leur régime enregistré d'épargne-retraite (REER) - s'ils ont réussi à y cotiser. Le comité D'Amours proposera une bouée de sauvetage pour les ex-travailleurs démunis du point de vue dela Régiedes rentes. Il s'agirait d'un ajout «qui s'enclencherait à 75 ans pour ceux qui n'ont pas de régime complémentaire de retraite».
Facture faramineuse
Mais il y a un obstacle très important: la mesure est assortie d'une facture faramineuse. Ainsi, plus de 1 milliard par année devrait être pompé sous forme de cotisations chez les salariés actuels - une manoeuvre fort délicate pour tout gouvernement.
Le comité dirigé par l'ancien président du Mouvement Desjardins s'est réuni hier toute la journée à Montréal pour mettre la dernière main au rapport qu'il doit rendre public le 17 avril. Déjà, récemment, M. D'Amours a présenté ses orientations à Québec, devant le comité ministériel qui se penche sur le complexe dossier des retraites, auquel siègent Nicolas Marceau, aux Finances, Agnès Maltais, au Travail, et Sylvain Gaudreault, aux Affaires municipales.
Le comité, formé d'experts comme Claude Lamoureux, longtemps patron du fonds ontarien Teachers', Luc Godbout, fiscaliste de l'Université de Sherbrooke, et l'actuaire René Beaudry dépassera manifestement son mandat de proposer des solutions pour assurer la solvabilité des régimes complémentaires de retraite.
Consultation à prévoir
Très volumineux, le rapport ne suscitera pas de réponse immédiate du gouvernement Marois. Devant l'immense facture, Québec voudra gagner du temps et lancera une consultation générale sur ses recommandations plutôt que d'emprunter rapidement les avenues difficiles qu'il propose. Pour satisfaire le gouvernement nouvellement élu, l'automne dernier, le comité avait décalé de quelques mois le dépôt son rapport, prévu à l'origine pour 2012.
Pour l'essentiel, le comité fait un constat: les Québécois devraient cotiser davantage pour assurer leurs revenus futurs. Au rythme actuel, avec l'augmentation constante de l'espérance de vie, ils vont «survivre à leurs épargnes», selon la formule consacrée des actuaires.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, restera par ailleurs sur sa faim. Il espérait que le rapport proposerait de confier aux municipalités des pouvoirs extraordinaires pour rééquilibrer des fonds de retraite des employés municipaux, extrêmement coûteux pour les contribuables. Le comité considérera plutôt les villes comme des employeurs ordinaires, et proposera des pistes pour que ceux-ci et les employés s'entendent pour redessiner des régimes moins coûteux.
Renégocier les régimes
Essentiellement, la commission D'Amours suggérera aux employeurs et aux salariés de négocier d'abord des augmentations de cotisation ou des réductions de bénéfices pour consolider des régimes en équilibre précaire. Si les mécanismes de négociation proposés ne fonctionnent pas, les employeurs pourraient avoir une certaine latitude sur une partie de leur contribution.
Sans qu'on puisse vérifier si le comité D'Amours a fouillé ces avenues, on peut prévoir qu'on y parlera de «prestations cibles» plutôt que «déterminées». La prestation du retraité intégrerait ainsi une partie du risque lié aux fluctuations des rendements.
Formé à l'automne 2011, le comité D'Amours devait d'abord évaluer «l'offre des régimes complémentaires et ses impacts sur la situation financière à la retraite». Il devait aussi déterminer les problèmes du système actuel pour permettre de «réviser ses paramètres».
Selon le mandat dela Régiedes rentes, le groupe devait aussi «porter une attention particulière à ce qui se passe au Canada et ailleurs dans le monde, afin de trouver des solutions qui sont viables pour le Québec».
En effet, d'autres pays ont, bien avant le Canada, adopté des mesures pour rééquilibrer les régimes. Aux Pays-Bas, au milieu des années 90, on les a rendus plus «robustes» en imposant des contributions supplémentaires aux travailleurs et aux employeurs - on finance à 105% le régime pour dépasser le seuil d'équilibre à long terme. On a constitué en plus une réserve supplémentaire.
Partage des risques
Le Nouveau-Brunswick s'est inspiré de ces orientations plus récemment. On a mis en place un régime dans lequel le bénéficiaire de prestations déterminées doit accepter une part du risque - les prestations peuvent donc varier un peu selon les rendements.
Le comité risque de faire des constats embarrassants, prédisent certains. Depuis janvier 2007, les villes ne sont plus tenues de soumettre leurs régimes de retraite au test de la «solvabilité» - une évaluation indépendante faite parla Régiedes rentes. Le seul test de «capitalisation» auquel doivent se conformer les municipalités est moins contraignant.
On estime que certaines villes, pour éviter d'embarrassantes hausses d'impôts fonciers à leurs contribuables, ont évalué leurs régimes à l'aide d'hypothèses trop optimistes. Un léger déplacement concernant l'espérance de vie ou les taux d'intérêt prévisibles fait grandement varier la perspective de viabilité du régime.
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27-03-2013
Le programme Logi-être lancé en Estrie
Éliane Thibault - Journal de Sherbrooke
Quand vient le temps pour les personnes âgées de choisir un nouveau milieu de vie, il est parfois difficile d'obtenir l'ultime certitude que l'endroit est adéquat. Grâce à son nouveau programme Logi-être, la FADOQ Estrie espère ainsi faciliter ces démarches.
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27-03-2013
Réaction indésirable aux médicaments : les personnes âgées doivent prendre garde
Agence QMI
Les personnes âgées sont cinq fois plus susceptibles d’être hospitalisées à la suite d’une réaction indésirable à un médicament que le reste de la population canadienne, selon la plus récente étude de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).
En 2010-2011, une personne de 65 ans ou plus sur 200 au Canada a été hospitalisée en raison d’une mauvaise réaction à un médicament comparativement à une personne sur 1000 dans le reste de la population.
Les personnes âgées représentaient 14,2 % de la population canadienne en 2010-2011, mais elles comptaient pour 57,6 % des hospitalisations liées aux réactions indésirables aux médicaments qui se sont produites de 2006 à 2011, note l’Institut.
Les antibiotiques, les anticoagulants, les antinéoplasiques, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les analgésiques font partie des médicaments les plus couramment associés aux réactions indésirables, précise l’ICIS dans son rapport.
Les anticoagulants sont d’ailleurs les médicaments les plus fréquemment associés aux hospitalisations liées aux réactions non souhaitées.
«Bien que l’administration de ces médicaments soit indiquée dans nombre de cas pour les patients, il n’en demeure pas moins que les personnes âgées, leurs aidants naturels et les professionnels de la santé doivent gérer les risques qui y sont associés», a précisé Michael Gaucher, directeur des Services d’information sur les produits pharmaceutiques à l’ICIS.
Le nombre de médicaments, l’âge, la comorbidité et l’instauration ou non d’un nouveau traitement médicamenteux sont aussi d’autres facteurs qui ajoutent au risque d’hospitalisation.
Les réactions graves aux médicaments qui nécessitent une hospitalisation coûteraient près de 36 millions $ par an au pays.
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27-03-2013
Le NPD veut aider financièrement les grands-parents
«Selon les données du recensement de 2011, 75 000 enfants sont élevés par leurs grands-parents, a dit le député. Cela représente une augmentation de 20% par rapport à 2006. De plus, ces données ne sont que la pointe de l'iceberg, car les arrangements non officiels ne sont pas rapportés.»
Le projet de loi rendrait les grands-parents admissibles à l'assurance-emploi lorsqu'ils prennent des congés parentaux pour élever un enfant âgé de moins de cinq ans.
Aussi, les grands-parents admissibles pourraient demander des déductions pour frais de garde, présentement seulement disponibles pour le conjoint ayant le revenu le moins élevé.
«Certaines familles sont aux prises avec des problèmes de santé mentale, de toxicomanie, a ajouté la porte-parole du NPD en matière de personnes âgées, Lysane Blanchette-Lamothe. Les grands-parents prennent la relève pour éviter que leurs petits-enfants soient placés. Ils peinent souvent à joindre les deux bouts et ont des revenus souvent très modestes.»
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27-03-2013
Une caravane la fois Ludique et juridique pour les aînés
Rollande Parent - Le Journal du Barreau du Québec
La Caravane des aînés conçue parla Clinique juridique Juripop se rendra dans 60 endroits au Québec d'ici juin 2014. Le rodage mené au printemps dernier aura permis de peaufiner la programmation de sorte que les organisateurs sont maintenant persuadés d'attirer à tout coup bon nombre de participants.
En voici les séquences. Tout d'abord, un animateur chevronné propose aux aînés présents de s'adonner avec lui à des danses en ligne, question de créer une atmosphère bon enfant. Puis vient la séance d'information d'un maximum de 90 minutes portant sur diverses questions juridiques auxquelles sont souvent confrontés les aînés. Cela fait, au profit de ceux qui en manifestent le désir, des rencontres de consultation avec un avocat en privé sont disponibles sur place. En finale, un spectacle du chanteur André Lejeune. Ce presque octogénaire est d'ailleurs le porte-parole dela Caravane.
La première
À la lumière de la première prestation tenue à la mi-janvier dernier dans un centre communautaire du quartier Rosemont à Montréal, il en ressort quela Caravanerépond véritablement à un besoin : celui de fournir aux aînés des connaissances juridiques utiles pour faire face avec sérénité à des situations courantes de la vie. Avant de s'adresser à la soixantaine de participants, Me Maude Joyal-Legault, responsable du contenu ce jour-là, a pris la précaution de mesurer leur niveau de connaissances à l'aide d'un court questionnaire, ce qui lui a permis d'ajuster son propos en conséquence. Me Joyal-Legault a alors présenté les informations qui lui semblaient les plus pertinentes concernant les testaments, les régimes de protection et les obligations quant au bail au moment de quitter son logement pour le Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Elle a jugé important de passer également en revue les diverses astuces des fraudeurs, autant au téléphone que par Internet. Elle s'en explique ainsi: «La plupart des aînés savent utiliser Internet, mais constituent tout de même une population à risque.»
Outre les programmes de Régime enregistré d'épargne-retraite et de Fonds enregistré de revenu de retraite, Me Joyal-Legault a insisté sur les points importants à surveiller quant aux hypothèques inversées. «Les aînés en entendent beaucoup parler. Je tiens à les outiller pour qu'ils puissent mieux décoder la publicité.» La période de questions d'une quinzaine de minutes qui a suivi a surtout porté sur la procuration et le mandat en prévision de l'inaptitude. «Les aînés ont du mal à les distinguer», a-t-elle noté.
Les rencontres privées
Puis vint le moment des rencontres privées au profit des participants trop timides pour poser des questions devant le groupe ou désireux d'aborder une question délicate (harcèlement psychologique ou violence, par exemple). Pour ce volet, Me Louise Boyd a prêté main-forte à Me Joyal-Legault. Elles ont ainsi pu rencontrer une vingtaine de personnes. «De m'avoir vu parler pendant 90 minutes m'a rendu plus accessible à leurs yeux. Ça dédramatise la relation avocat-client», a fait valoir Me Joyal- Legault. Cette dernière a constaté une fois de plus qu'il se trouve des aînés qui ont peu de famille, ont perdu leur époux ou conjoint, et n'ont personne à qui vraiment s'adresser en toute confiance. «Ce qui peut nous paraître anodin devient, pour certains, épouvantable du fait qu'ils sont âgés, ont peu de ressources et sont isolés », souligne l'avocate. En cas de harcèlement psychologique ou de violence, on propose une rencontre ultérieure à l'une des trois cliniques Juripop (Québec, Saint-Constant et Sherbrooke) où les consultations juridiques sont gratuites ou à coût modique. «Nous les orientons aussi vers des ressources communautaires d'aide de leur région ou encore vers des lignes d'écoute. Dans le dépliant qu'on leur remet, il est justement question de la ligne Tel-Aînés», explique Me Joyal-Legault.
Satisfaction au travail
Il est évident que cette avocate tire une énorme satisfaction de son travail à la Clinique Juripop et au sein de l'équipe dela Caravane.«Certains aînés viennent nous voir en nous disant que nous sommes leur dernier espoir. Qu'ils ne savent plus vers qui se tourner. On voit la lumière dans leurs yeux quand on arrive à avoir un impact concret dans leur vie. Ils sont tellement reconnaissants.»
Spectacle d'André Lejeune
Avocate depuis deux ans, Me Joyal-Legault est trop jeune pour connaître André Lejeune. Elle est toutefois en mesure de constater que le chanteur exerce un magnétisme important sur les aînés. «De voir les gens danser, chanter, avec un large sourire aux lèvres, on constate que cette vedette de leur génération allume vraiment quelque chose. Comme André Lejeune est manifestement en forme, il est un exemple pour nos aînés. Et il accepte volontiers de signer des autographes.»
Mobilisation
En ce qui a trait à la mobilisation des aînés, les expériences menées au printemps dernier à Saint-Constant, Candiac, Sainte-Catherine et La Prairieont permis de réaliser que les organismes communautaires, le Club de l'Âge d'or ou encore la direction des résidences pour personnes âgées pouvaient être d'une aide précieuse. Le directeur général de la Cliniquejuridique Juripop, Me Marc-Antoine Cloutier le reconnaît. «On a compris qu'on devait s'arrimer à eux. Plus on le faisait, plus augmentait le nombre de participants.»
Pour connaître les endroits et les dates de passage de l'une ou l'autre des 60 activités de la Caravane, les gens intéressés peuvent consulter le site Web de la Clinique juridique Juripop à l'adresse suivante: www.juripop.org
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26-03-2013
Le quart des Québécois aura une retraite décente
Carl Renaud - Argent
Seulement le quart des Québécois (27 %) aura droit à une retraite décente si le gouvernement n’intervient pas pour améliorer le régime de retraite public. Ce qui signifie que près de trois Québécois sur quatre (73 %) risquent de manquer d’argent, après leur retrait de la vie active.
C’est ce qui ressort d’une étude publiée lundi par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). Les auteurs de l’étude soutiennent qu’une augmentation des cotisations versées àla Régiedes rentes du Québec (RRQ), par les travailleurs et les employeurs, et un renforcement des régimes de retraite à prestations déterminées (RPD) permettraient aux retraités de mieux vivre après leur période active.
«Les régimes à prestations déterminées sont les seuls qui assurent une retraite adéquate», a affirmé Mathieu St-Onge, chercheur associé à l'IRIS et auteur de l'étude. Il déplore que les RPD soit de moins en moins populaires auprès des employeurs qui souhaitent les abolir pour les remplacer par des régimes à cotisations déterminées (RCD), des programmes qui ne garantissent pas le niveau de la rente.
«Si on continue d’abolir les RPD, plus personne aura une bonne retraite au Québec», a poursuivi M. St-Onge, soulignant que les conditions d’admissibilité et l’âge de la retraite pourraient être modifiés.
La bonification de la rente versée parla RRQest l’autre solution favorisée par l’IRIS. Selon les calculs des chercheurs, hausser la cotisation des travailleurs et des employeurs de 2 % ou 3 % permettrait de doubler les rentes.
«Ça serait la solution la plus simple. En plus, les frais de gestion dela RRQsont beaucoup plus bas que ceux des fonds privés, 0,3% par rapport à 2% ou 2,5%», a précisé Mathieu St-Onge.
L’IRIS affirme donc que la planification de la retraite devra continuer de s’appuyer sur les trois piliers. C'est-à-dire les prestations publiques universelles, les régimes complémentaires de retraite à prestation déterminée et l’épargne personnelle.
L’amélioration du volet public est primordiale aux yeux de l’IRIS puisque l’épargne personnelle n’est pas suffisante pour une majorité de Canadiens. Les recherches de l’IRIS montrent que 10% des ménages les plus riches du pays détient près de la moitié de tous les REER en circulation.
La publication de l’étude de l’IRIS survient à quelques semaines du dévoilement du rapport du comité d'experts sur l'avenir du système de retraite québécois, présidé par Alban D'Amours. L’équipe de l’ancien grand patron du Mouvement Desjardins va rendre ses conclusions publiques, le 17 avril prochain.
Le RVER n’est pas la solution
L’IRIS soutient par ailleurs que le régime volontaire d’épargne-retraite (RVER), mis de l’avant pendant le règne du gouvernement Charest, pour soulager la crise appréhendée des régimes de retraite, n’est pas une solution viable au problème.
«Les Néo-Zélandais, qui ont instauré un système un peu plus complet que celui mis de l’avant par Québec, n’arrivent même pas à atteindre des seuils de revenus adéquats pour les gens qui ont fait le revenu moyen toute leur vie», a affirmé Ève-Lyne Couturier, une autre chercheure de l’IRIS.
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23-03-2013
Le programme qualité Logi-être s'implantera bientôt en Estrie
Caroline Bouchard - La Tribune
SHERBROOKE— Les résidences privées pour aînés de l’Estrie auront bientôt l’opportunité de redorer leur image et de gagner la confiance des aînés à la recherche d’un établissement où s’installer. Via le programme qualité Logi-être, qui s’implantera sous peu dans la région, les résidences seront évaluées sur le plan de la qualité des services et du milieu de vie. Au terme de cette démarche, l’on espère que le classement obtenu par une résidence l’incitera à améliorer son offre, et qu’il servira à mieux orienter la clientèle.
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23-03-2013
Quand je serai retraité, je ferai…
Quand on travaille, on rêve à la retraite. Pourtant, de plus en plus de retraités rêvent… de retourner au travail ! Plusieurs raisons peuvent motiver ce changement de plan, mais chose certaine, beaucoup d’employeurs ne s’en plaignent pas. Toutefois, il faut s’attendre à faire des compromis de part et d’autre. Il ne faut d’ailleurs pas confondre le cas du travailleur âgé qui perd son emploi et celui du retraité qui cesse de travailler par choix.
Le Réseau de la Fédération de l’Âge d’Or du Québec révélait, il y a quelque temps, que les principaux motifs de retour au travail invoqués par les aînés sont d’abord de rester actif mentalement (71%) et demeurer en contact avec des gens (63%). La question financière ne vient qu’en troisième lieu (61%). « Une fois l’euphorie passée, on finit souvent par s’ennuyer à la maison, explique le rédacteur en chef de Jobboom, Éric Grenier. Il est parfois difficile de passer d’une carrière active à un état passif. On cherche une certaine valorisation associée avec le travail, les accomplissements. Et puis, disons-le, certains couples retraités n’arrivent plus à s’endurer 24 heures sur 24 à la maison! »
On fait quoi? Évidemment, la manière d’occuper son temps dépendra de plusieurs facteurs : la santé, la dis-ponibilité, les intérêts et… les compromis. « Si votre revenu était de 75 000$ avant la retraite, il faudra vous habituer au salaire minimum si vous obtenez un emploi dans un magasin à grande surface. Par contre, les grandes chaînes comme Rona ou Réno-Dépôt sont souvent très favorables à l’embauche d’une personne retraitée qui compte plusieurs années d’expérience en construction ou rénovation », souligne M. Grenier.
Autres domaines intéressants : le tourisme, l’hôtellerie, la restauration. Vous avez des compétences à partager ? Devenez consultant ! « Il y a une demande grandissante pour le mentorat en construction, en santé, en éducation et en administration », indique M. Grenier. Le travail est généralement très bien payé, mais il est généralement plus sporadique. Après deux années à la retraite, on peut être tenté d’envier son ancienne vie, mais attention : souvenez-vous du stress, de la pression de produire, des bouchons de circulation, bref, de tous les irritants. Demandez-vous ensuite si c’est dans ce cadre que vous souhaitez revenir.
Liberté 55… 65… 75 Certains travaillent par choix, mais beaucoup d’autres le font par obligation. Si les bébéboumeurs ont cotisé au Régime enregistré d’épargneretraite (REER), la génération qui suit l’a beaucoup moins fait. Or, les régimes de retraite fondent, quand ils ne sont pas carrément amputés comme certaines grandes compagnies l’ont fait. Victime de la surconsommation, le futur retraité n’a pas fini de payer sa maison et ne peut se permettre le luxe d’arrêter de travailler. Mais attention : dans plusieurs provinces, travailler même à temps partiel peut diminuer vos prestations de retraite.
Au Québec, par exemple, si vous percevez des prestations de la Régie des rentes du Québec à partir de 60 ans, vous devrez réduire vos heures de 20%. Vous n’aurez d’ailleurs pas droit au plein montant tant que vous n’aurez pas atteint l’âge « légal » de la retraite de 65 ou 67 ans, selon l’endroit. Pourquoi certaines entreprises accueillent-elles les retraités à bras ouverts? Parce qu’ils sont disponibles et ont grandi avec des valeurs traditionnelles à coeur : ils sont matures, fiables et possèdent diverses compétences. Ils ne passent généralement pas leur journée au téléphone cellulaire à planifier leur fin de semaine et risquent peu de s’absenter pour un congé de maternité d’un an. L’envers de la médaille : le retraité voudra peut-être un emploi qui ne l’empêchera pas de passer trois mois dans le Sud en hiver et quelques fins de semaine sur des parcours de golf, l’été venu.
Conseiller À moins de ne disposer d’aucun fonds de retraite et de n’occuper qu’un emploi à temps partiel peu payant, il peut être sage de consulter son planificateur financier si vous prévoyez concilier travail et retraite. Celui-ci vous aidera à évaluer l’impact de votre travail à temps partiel sur vos finances. Par exemple, recevez-vous déjà un revenu de retraite ? Si oui, un revenu supplémentaire peut vous faire changer de palier d’imposition. Voyez aussi la pertinence de cotiser à un REER jusqu’à 71 ans; puis, votre situation affecte-t-elle votre Fonds enregistré de revenu de retraite ? Enfin, si le temps est venu de vous défaire d’un bien imposable comme un chalet ou un immeuble à revenu, il peut être utile d’avoir recours à un décaissement progressif.
N’oubliez pas que vous continuerez de payer de l’impôt ! D’autant plus qu’avec le vieillissement de la population, tous s’accordent à dire que les régimes publics ne suffiront plus. Par ailleurs, moins de travailleurs signifie moins d’impôts pour financer les services de santé, l’éducation, les routes, etc. Or, dans un rapport déposé en 2011, la Commissionnationale sur la participation au marché du travail des travailleuses et travailleurs expérimentés de 55 ans et plus a établi clairement que la rareté de la main-d’oeuvre se traduira par une baisse de la productivité au Québec par rapport à l’Ontario et au reste du pays. Les solutions proposées visent essentiellement à décourager la retraite anticipée par des mesures punitives graduelles. Il pourrait donc devenir plus difficile de prévoir une retraite oisive, le retour ou le maintien du travail à l’âge de la retraite devenant la seule avenue « politiquement correcte ». Pour paraphraser un exdirigeant d’une grande entreprise québécoise : « Le bonheur est à l’ouvrage ! »
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22-03-2013
Budget fédéral 2013; un rendez-vous manqué selon le Réseau FADOQ
Source : Réseau FADOQ
Suite au dépôt du budget 2013-2014, le Réseau FADOQ estime que les mesures annoncées à l’égard des aînés sont insatisfaisantes et que le gouvernement fédéral manque une opportunité de considérer un des enjeux majeurs de la société, soit le vieillissement de la population.
Lire le communiqué
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22-03-2013
Huit résidences de Montréal obtiennent le sceau Qualité Logi-être
Anne Laguë - Progrès Villeray - Parc-Extension
Les craintes liées au mauvais traitement des aînés ont été entendues par le Réseau FADOQ. Il a mis sur pied le sceau Qualité Logi-être, un programme d’évaluation de l’environnement physique et humain des résidences pour aînés privées du Québec et du bien-être de leurs locataires. Implanté depuis huit mois, il remettait, le 22 février au Centre Lajeunesse, à Villeray, ses premières plaques honorifiques à huit résidences de Montréal.
Financé par le ministère dela Santéet des Services sociaux du Québec, le programme Qualité Logi-Être (PQLÊ) est complémentaire aux normes gouvernementales existantes. Il comporte deux volets d’évaluation, menés par un professionnel accompagné d’aînés bénévoles.
Le premier volet porte sur l’environnement physique et humain. Sont alors vérifiées l’accessibilité et la sécurité des salles de bain et des salles communes, les barres d’appui, la disponibilité de l’information sur les services et activités aux alentours de la résidence, etc. Le second volet comporte des entrevues avec les résidents afin d’entendre leur appréciation, entre autres, des loisirs, de l’alimentation et de l’attitude du personnel.
Pour être évaluées, les résidences doivent s’inscrire auprès du PQLÊ. Des frais de 125$ et plus, selon le nombre d’unités, sont exigés.
Il s’agit, selon une étude de l’Université de Sherbrooke, d’une initiative unique au monde, car elle réunit tant les acteurs publics et privés que les particuliers.
Selon Isabelle Lukawecki, directrice des Jardins d’Élysée, une résidence Qualité Logi-Être d'Ahuntsic, cette certification comporte l’avantage d’être indépendante d’action. « D’autres regroupements ont des programmes semblables, mais ils s’adressent seulement à leurs membres. On peut alors redouter qu’ils s’en serviront pour les promouvoir », avance-t-elle.
Outre les Jardins d’Élysée, les résidences à recevoir leur plaque honorifique lors de la cérémonie sontla Villa Ukrainienne(Rosemont–La Petite-Patrie), Providence Saint-Dominique (Plateau Mont-Royal), ML Villa et A.L.P.S Residence (Beaconsfield), le Château Pierrefonds (Île-Bizard–Ste-Geneviève),la Résidence Jardine(Lasalle) et Providence Notre-Dame-de-Grâce (Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce).
Des aînés inquiets
Les craintes du mauvais traitement des aînés et de la piètre qualité des services dans les résidences étaient fréquentes étaient audibles dans le public. « Pouvez-vous sévir auprès des résidences qui négligent les personnes âgées? Pouvez-vous évaluer ces endroits? », a demandé un homme. La coordonnatrice du PQLÊ pour la région de Montréal, Andrée Demers Allan, a répondu que le programme ne faisait pas d’enquête. « Nous visitons les résidences qui se sont inscrites sur une base volontaire, a-t-elle expliqué. Par contre, après l’évaluation, nous donnons des pistes d’amélioration et offrons un support pour les aider à s’améliorer. »
Pour l’instant, le programme ne s’applique qu’aux institutions privées. Mme Demers Allan aimerait voir le PQLÊ investir les résidences pour personnes âgées publiques, mais pour l’instant, le gouvernement n’inscrira pas ses centres. «Il faudrait que la demande vienne d’autre monde que de nous pour que le ministère le considère», croit-elle.
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22-03-2013
Moins d’aide pour les aînés autonomes
Le Devoir
Le gouvernement Marois réduit de 3,6 millions le programme de logements adaptés pour aînés autonomes. Ce programme, mis sur pied par l’ancien gouvernement libéral et relevant dela Sociétéd’habitation du Québec, permettait aux personnes âgées de 65 ans et plus avec un revenu de moins de 32 000 $ d’obtenir des subventions pour sécuriser leur résidence en installant notamment des rampes ou un système de télésurveillance. « Alors que le ministre dela Santérépète sur toutes les tribunes qu’il veut garder [les aînés] à la maison, son collègue [des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault] coupe dans un programme pour qu’ils restent à la maison, a dénoncé la porte-parole de l’opposition officielle pour les aînés, Marguerite Blais. Il y a une incohérence ici. »
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22-03-2013
PQLÊ : les résidences pour aînés de l’Outaouais seront cotées
Mathieu Bélanger - Le Droit
Les résidences privées pour aînés font face à une importante «crise de confiance» et il n'en reviendra qu'à elles de rectifier le tir en acceptant qu'on vienne mettre le nez dans leurs affaires, indiquela Fédérationde l'âge d'or du Québec (FADOQ). L'organisation qui regroupe plus de 265000 membres au Québec, dont 5600 en Outaouais, a lancé, hier, un vaste programme visant l'amélioration des conditions de vie des aînés en résidences privées.
D'ici deux ans, les quelque 70 résidences privées de la région , seront invitées, sur une base volontaire, à participer à ce programme qui se veut complémentaire à la certification obligatoire du gouvernement du Québec, qui vise surtout à s'assurer de la conformité et de la sécurité des lieux.
Le Programme Qualité Logi-être (PQLE) cherche à cerner l'appréciation de l'environnement physique et humain des résidences privées, ainsi que la satisfaction de la clientèle envers la qualité des services offerts. L'évaluation des résidences sera établie en fonction de 26 normes reconnues au Québec et à l'international. L'intimité, le confort, la sécurité, l'identité et' la participation des résidents aux activités sont les cinq grands critères sur lesquels seront évaluées les résidences.
Les visites d'appréciation de la FADOQ aboutiront à la diffusion d'un bottin Qualité Logis-être, une référence pour les aînés et leur famille qui sont à la recherche d'une résidence privée et qui s'interrogent sur la qualité des services offerts. Chacune des résidences obtiendra une cote. L'environnement humain, les relations entre travailleurs et résidents et la participation aux activités représenteront 60 % de la note totale.
«Les résidences, c'est un peu comme les garagistes, lance Jean Robitaille, représentant du Réseau FADOQ. Il y en des bonnes et des moins bonnes. Et comme les garagistes, il est parfois difficile de savoir où se trouvent les bonnes résidences. Ce guide va les identifier.»
Des choses à cacher?
La présidente de la FADOQ Outaouais, Lise Desaulniers, affirme que les résidences qui refuseraient de se prêter à l'exercice enverraient un « message très négatif» aux aînés. «Ça serait comme un refus des résidences qu'on vienne se mettre le nez dans leurs affaires parce qu'elles auraient des petites choses à cacher, c'est très négatif comme message», a-t-elle indiqué.
Selon Mme Desaulniers, les grosses résidences pour aînés, celles souvent gérées par des multinationales, ont beaucoup de chemin à faire pour regagner la confiance de leur clientèle et pour s'assurer d'offrir des services de qualité auxquels sont en droit de s'attendre les aînés. «La première cause, je crois, c'est le roulement de personnel, dit-elle. Il est épouvantable dans les grandes résidences. Le roulement de personnel a un impact important sur la qualité des services.» Les baux que font signer ces grandes résidences laissent aussi à désirer, ajoute la présidente dela FADOQ-Outaouais«Certains de ces baux sont illégaux, dit-elle. Des aînés affirment subir des pressions pour signer rapidement lorsqu'ils visitent une résidence. Et souvent, c'est ce qui n'est pas écrit dans le bail qui finit par coûter cher au locataire. C'est pour cette raison qu'on recommande toujours à une personne de ne pas aller visiter une résidence seule.»
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18-03-2013
Plus âgés… et plus heureux!
Robert Browning a dit un jour : « Vieillis à mes côtés, le meilleur reste à venir », et les aînés canadiens sont du même avis, selon la récente étude conduite par Revera Inc., chef de file canadien en matière de soins, de services et de logements aux aînés. Selon le Rapport de Revera sur le bonheur, rendu public juste avant la première Journée internationale du bonheur instituée par l’Organisation des Nations Unies, plus on est âgé, plus on est heureux. Les aînés canadiens (66 ans et plus) sont plus enclins que toutes les autres générations à affirmer que « vieillir, c’est devenir plus heureux ». En fait, ils sont deux fois plus susceptibles que la génération X et que les baby-boomers à penser ainsi.
Le Rapport de Revera sur le bonheur, développé en partenariat avecla Fédérationinternationale du vieillissement, révèle que la majorité des aînés (65 %) sont satisfaits de leur vie et que plus de la moitié (57 %) sont optimistes au sujet du vieillissement. Fait intéressant, l’optimisme augmente à mesure que l’on vieillit, comme l’indique l’étude avec 62 % des personnes de 75 ans et plus se disant optimistes à propos du vieillissement. Les personnes de 75 ans et plus sont aussi les plus susceptibles de dire que l’âge n’est qu’un nombre (70 %) et qu’il ne faut jamais cesser de vivre pleinement sa vie (42 %).
Les Canadiens ne sont pas les seuls; un sondage Gallup, réalisé auprès de plus de 340 000 personnes aux États-Unis et publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences, est arrivé sensiblement aux mêmes conclusions et a révélé que les Américains deviennent également plus heureux à mesure qu’ils vieillissenti. « Ces résultats aident à dissiper certains des stéréotypes répandus au sujet du vieillissement et qui entretiennent les attitudes discriminatoires envers l’âge », explique Dre Amy D’Aprix, gérontologue et experte en vieillissement. « En fait, les Canadiens plus âgés sont très positifs quant au vieillissement, et cela envoie un message important aux générations plus jeunes : vieillir ne doit pas être perçu comme quelque chose de négatif. »
Il semble en effet qu’elles ont besoin d’entendre ce message, en particulier les générations X et Y, puisque la plupart des répondants appartenant à ces générations affirment ne pas être satisfaits de leur vie en ce moment et n’envisagent pas le vieillissement de façon optimiste. En fait, seule une personne sur quatre appartenant aux générations X et Y déclare être optimiste à ce sujet. Ce sont aussi les générations les plus enclines à décrire les gens de 75 ans et plus comme dépendants, malades, fragiles ou grincheux.
C’est peut-être parce qu’en général, 89 % des Canadiens associent le vieillissement à quelque chose de négatif comme ne pas être en mesure de se déplacer facilement, perdre son autonomie ou être seul. Selon le Rapport de Revera sur le bonheur, 42 % des aînés canadiens de 75 ans et plus affirment que le meilleur reste à venir. Les trois principales choses qu’ils attendent avec impatience à mesure qu’ils vieillissent sont : être bien dans leur peau (68 %), être entourés de leurs amis et de leurs familles (62 %) et avoir du temps pour faire les choses qui comptent pour eux (61 %).
«La Journéeinternationale du bonheur instituée par l’Organisation des Nations Unies représente une occasion de mettre en vedette ces modèles trop souvent négligés », souligne Jeff Lozon, président et chef de la direction de Revera Inc. « Il existe de nombreuses façons de vivre pleinement sa vie jusqu’à un âge avancé et les gens que nous servons d’un bout à l’autre du pays en sont un excellent exemple. »
Revera, en partenariat avecla Fédérationinternationale du vieillissement, a lancé en 2012 L’apport de l’âge, visant à lutter contre les attitudes négatives et les stéréotypes auxquels font face les aînés, à promouvoir une société intergénérationnelle et à célébrer la jeunesse de coeur et d’esprit des aînés. Nous invitons les Canadiens à visiter Lapportdelage.com pour en apprendre davantage sur l’âgisme et ses répercussions, et pour obtenir des conseils pour faire preuve d’une plus grande ouverture d’esprit à l’égard du vieillissement. Nous encourageons également les gens à nous faire part de leurs histoires au sujet d’aînés qui les inspirent.
« L’âge n’est vraiment qu’un nombre, explique Dre Amy D’Aprix. Nous devons lutter contre les stéréotypes discriminatoires envers l’âge, voir le vieillissement avec optimisme et traiter les adultes plus âgés comme des personnes apportant une contribution dynamique et précieuse à la société. »
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18-03-2013
Le coup de vieux du FERR
Stéphanie Grammond - La Presse
Avez-vous peur d'épuiser vos épargnes avant votre mort? C'est une des plus grandes craintes des retraités. Et malheureusement, les règles désuètes du fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) les incitent à gruger leur capital trop vite.
Un petit rappel: les Canadiens doivent convertir leur régime enregistré d'épargne-retraite (REER) en FERR au plus tard durant l'année de leurs 71 ans. Ensuite, ils doivent retirer de l'argent chaque année. Le retrait minimum augmente graduellement de 7,5%, à 72 ans, jusqu'à 20%, à 94 ans.
Dans un contexte où les obligations rapportent moins de 2%, beaucoup de retraités se plaignent. «Si le contribuable doit retirer un pourcentage supérieur au taux de rendement de ses placements, il épuisera ses économies en quelques années et, par la suite, il sera à la charge des gouvernements», dénonce Pierre Laferté, retraité de Trois-Rivières.
Il a raison. Le FERR a mal vieilli. Depuis 20 ans, l'espérance de vie a augmenté. Et les attentes de rendement se sont dégonflées. Ces deux facteurs combinés font en sorte que les retraités risquent de vider leur FERR beaucoup plus vite.
Imaginons un retraité de 65 ans qui disposait de 100 000$ il y a 20 ans. En se limitant aux retraits minimums, il pouvait espérer avoir encore un solde de 80 000$ à l'atteinte de son espérance de vie.
Aujourd'hui, un retraité de 65 ans qui fait les retraits minimums n'aura plus que 20 000$ dans son FERR lorsqu'il atteindra l'âge de son espérance de vie, estime Alexandre Laurin, directeur adjoint de la recherche de l'Institut C.D. Howe. C'est quatre fois moins que ce qui aurait pu être espéré en 1992, année de la réforme du FERR.
À cause des règles dépassées, les retraités d'aujourd'hui auront épuisé les quatre cinquièmes de leur FERR à l'atteinte de leur espérance de vie. C'est un gros problème, car l'espérance de vie n'est qu'une moyenne. Cela signifie qu'une personne sur deux vivra plus longtemps... et risque de vider son FERR avant sa mort.
Le FERR a besoin d'une cure de jeunesse. Ottawa devrait reporter l'âge du début des retraits obligatoires, à 73 ans au moins, comme l'a déjà proposé l'ancienne ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget.
Ottawa devrait aussi réduire les retraits minimums. Le gouvernement a déjà assoupli les règles, pour une année seulement, au cours de la crise financière de 2008, pour ne pas forcer les épargnants à vendre leurs placements alors quela Bourseavait fondu de moitié.
Mais pour les retraités, la faiblesse persistante des taux d'intérêt est aussi douloureuse, sinon plus, que la dégringolade dela Bourse.
Les règles de retraits du FERR conçues il y a 20 ans, alors que les taux d'intérêt étaient dans la stratosphère, ne sont plus adaptées. Surtout pour les plus vieux, qui doivent retirer 20% de leur FERR chaque année, à partir de 94 ans.
De nos jours, il n'est pas rare d'atteindre cet âge. Une femme de 65 ans sur quatre sera encore en vie à 95 ans (91 ans pour les hommes). Et les gens qui sont encore en vie à 95 ans ont une chance sur quatre de se rendre à plus de 100 ans. On ne veut pas les forcer à mourir sans le sou.
Discrimination fiscale
Enfin, Ottawa doit mettre fin à une iniquité fiscale dont les détenteurs de FERR sont victimes.
Depuis 2007, les retraités peuvent fractionner leurs revenus de pension avec leur conjoint, ce qui peut leur faire économiser des milliers de dollars d'impôt. Or, il est impossible de fractionner les montants retirés du FERR avant l'âge de 65 ans.
Pourtant, les retraités qui ont un régime de retraite à prestations déterminées peuvent très bien fractionner leur rente à 55 ans s'ils décident de prendre une retraite hâtive.
«Je me sens victime de discrimination injustifiée», dit Martial Fortin. Le jeune retraité estime qu'il verse au fisc environ 1000$ de trop par année parce qu'il n'a pas droit de fractionner ses revenus avec sa conjointe.
Pourquoi donner un avantage fiscal à ceux qui profitent d'un régime de retraite blindé, alors que les travailleurs autonomes qui ont dû bâtir leur épargne-retraite tout seuls n'y ont pas droit? Une telle iniquité est injustifiable.
Trois petits trucs
1- Utilisez l'âge du conjoint. Si votre conjoint est plus jeune, vous pouvez utiliser son âge, afin de réduire votre retrait minimum... et l'impôt à payer. Mais il faut prendre cette décision avant de commencer à retirer l'argent.
2- Remettez l'argent dans le CELI. Si vous n'avez pas besoin de l'argent puisé dans votre FERR, réinvestissez l'argent dans un compte d'épargne libre d'impôt (CELI). On peut y mettre jusqu'à 5500$ par année. Vous devrez payer l'impôt sur le retrait, mais, ensuite, l'argent continuera de fructifier à l'abri du fisc.
3- Transférer en nature. Vous pouvez transférer vos placements «en nature» dans votre CELI, au lieu de les vendre et de les racheter. Du coup, vous éviterez les frais de rachat sur les fonds communs et les frais de transaction sur les actions et obligations.
Les règles de retrait du FERR
| Quelques exemples |
| Âge |
Retrait |
| 65 ans |
4 % |
| 70 ans |
5% |
| 73 ans |
7,59% |
| 76 ans |
7,99% |
| 80 ans |
8,75% |
| 83 ans |
9,58% |
| 86 ans |
10,79% |
| 90 ans |
13,62% |
| 94 ans |
20% |
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14-03-2013
Les 80 marraines du Chaînon sont dévoilées et font connaissance
Source : Le Chaînon
Enfin rassemblées, des dizaines de marraines du Chaînon étaient au rendez-vous lors d’une inspirante soirée à la maison d’hébergement pour les femmes en difficulté.
Issues du milieu artistique et de la communauté d’affaires, les marraines du Chaînon ont eu l’agréable surprise de rencontrer les autres personnalités féminines avec qui elles porteront le message du Chaînon durant cette année de 80e anniversaire.
Un appui émouvant de nombreuses personnalités
Cet impressionnant mouvement de solidarité réjouit évidemment les nombreuses personnes qui, en dépit de ressources modestes, portent Le Chaînon à bout de bras, dont la directrice générale Marcèle Lamarche. « Le Chaînon vient en aide aux femmes en difficulté depuis 80 ans. Ce soir, nous nous réjouissons de l’appui et de la présence de nos marraines qui nous procurent un sentiment de solidarité et d’appartenance à la communauté ! »
Sensibles à la mission du Chaînon, plusieurs marraines de l’organisme ont été touchées d’emblée par l’ambiance unique qui y règne.
« Quand je suis entrée pour la première fois dans cette grande maison, j'ai tout de suite été enveloppée de chaleur humaine. Je suis convaincue que les femmes en difficulté qui viennent frapper à la porte du Chaînon le sentent également », raconte la comédienne Anne-Marie Cadieux.
Parmi les nombreuses marraines du Chaînon, on retrouve également:
Karine Vanasse - Andrée Lachapelle - Anne Dorval - Caroline Dhavernas - Catherine Pogonat - Chloé Sainte-Marie - Denise Bombardier - Dorothée Berryman Alexandra Diaz - Édith Cochrane - France Castel - India Desjardins - Isabelle Racicot - Janette Bertrand - Josée di Stasio - Josée Lavigueur - Judi Richards - Julie Payette - Micheline Lanctôt - Natalie Choquette - Pénélope McQuade - Rafaële Germain - Rita Lafontaine - Sophie Cadieux - Isabelle Maréchal - Danièle Henkel et Isabelle Huot.
Nouvelle image
Une fois les présentations faites, Le Chaînon a donné le coup d’envoi officiel à sa récente campagne portée par le thème Maillon à maillon. Le Chaînon, coiffé d’une toute nouvelle signature! Abondamment diffusé à la télévision et à la radio et sur le web au cours des dernières semaines, le message de l’organisme d’entraide est particulièrement évocateur : Derrière chaque femme, il y a une grande femme.
Défi lancé au public
Pour compléter son appel à la solidarité, Le Chaînon a lancé devant les 150 invités présents le défi de réaliser, à travers les médias sociaux, la plus grande chaîne de solidarité virtuelle au monde à même son site internet www.lechainon.org Grâce à un microsite ludique, créé par l’agence Über, le public est invité à aller ajouter un maillon personnalisé et à… faire un don!
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12-03-2013
La RAMQ lui réclame 900 $ de plus par mois pour loger sa conjointe malade
Vincent Gauthier - Le Nouvelliste
Un départ à la retraite qui s'annonçait heureux a rapidement tourné au désespoir pour un Trifluvien de 62 ans, le mois dernier. En raison de l'indemnité de départ qu'il a reçue, il a vu le tarif mensuel pour loger sa femme atteinte de sclérose en plaques dans un centre d'hébergement et de soins de longue durée bondir de 600 $ à 1500 $.
Fraîchement retraité depuis janvier dernier, Jean-Pierre Richard est évidemment tombé en bas de sa chaise lorsqu'il a reçu une correspondance dela Régiede l'assurance maladie du Québec qui lui faisait part de ce changement. «Ç'a été comme un coup de masse dans le front quand j'ai lu ça. Je n'en croyais pas mes yeux», s'exclame cet homme qui rend visite quotidiennement à sa femme depuis huit ans.
En tenant compte de son salaire annuel comme employé de l'Université du Québec à Trois-Rivières,la RAMQavait préalablement fixé la contribution mensuelle de M. Richard à 595,17 $ pour que sa femme, Sylvie Denis, soit hébergée à la résidence Cooke à Trois-Rivières.
Or, lorsque M. Richard a pris sa retraite, avec une indemnisation de départ de quelque 48 000 $ équivalant à une année de salaire,la RAMQa revu les frais d'hébergement à la hausse. Résultat: il lui en coûte désormais 1456,80 $ par mois en vertu dela Loisur les services de santé et les services sociaux, explique-t-on dans la lettre.
Ce nouveau tarif est donc aussitôt entré en vigueur, avec rétroaction au 1er février, même si M. Richard a placé la quasi-totalité de sa prime de départ dans un Régime enregistré d'épargne-retraite (REER). Il avait d'ailleurs consulté deux fiscalistes avant de placer son indemnité dans un REER et c'est ce qui lui avait été suggéré. Dans la correspondance avecla RAMQ, il est toutefois indiqué que la totalité de ses avoirs (institutions financières, placements, REER, FERR et actions) ne doit pas dépasser les 2500 $.
Àla RAMQ, on a fait savoir que le dossier pourrait éventuellement être réévalué lorsque les finances seront revenues à la normale. Donc, pour M. Richard, la seule réelle option pour l'instant semble être de sortir l'argent de son REER - et payer les impôts en conséquence - avant de dépenser le montant en entier. Et encore là, ceci ne réglerait pas automatiquement la situation puisque son indemnité de départ serait toujours comptabilisée lorsque viendra le temps de faire ses impôts l'an prochain.
«Ils considèrent que mon revenu va avoir augmenté sans pour autant considérer que je vais en perdre la moitié en impôts», explique M. Richard, tout en vantant néanmoins la qualité des services reçus par sa femme à la résidence Cooke au cours des huit dernières années.
Lorsque contactée par Le Nouvelliste, la direction des communications dela RAMQ a fait savoir qu'elle ne commentait pas les dossiers personnels.
Après avoir passé 31 ans au service de l'UQTR, M. Richard se désole de voir que son départ à la retraite tourne au cauchemar. Il ne voit d'ailleurs pas comment il parviendra à joindre les deux bouts. «C'est un cadeau de retraite empoisonné. Je pensais, qu'après 31 ans à l'université, j'allais avoir une retraite pas pire. Je croyais avoir enfin un petit coussin financier derrière moi mais c'est plutôt eux autres (la RAMQ) qui vont l'avoir le coussin. Quand c'est rendu que tu payes ton épicerie avec ta carte de crédit, c'est parce que les mois sont rendus serrés», se désole-t-il.
Épaulant son frère dans cette épreuve, Gilles Richard est également assommé par cette décision administrative.
«Ça doit être ça, la méthode Zamboni pour traiter la sclérose en plaques. Le gouvernement passe la machine à glace sur le conjoint de la personne atteinte!», image-t-il, en colère.
Maintenant, Jean-Pierre Richard entend entrer en contact avec le bureau de la députée de Trois-Rivières Danielle St-Amand pour demander de l'aide. Une rencontre est d'ailleurs prévue à cet effet, demain.
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11-03-2013
Sportifs à 70 ans
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11-03-2013
Sportifs à 70 ans
Dave Lévesque - Agence QMI
Faire du sport fait partie d'un mode de vie sain, ce n'est plus a prouver. Avec le passage des baby boomers à la retraite, les aînés sont de plus en plus nombreux à s'adonner à des activités sportives intenses. Exit les poches, les quilles ou la pétanque. Ces athlètes de 70 ans et plus n'hésitent pas à se donner à fond pour pratiquer le hockey, le ski, le tennis ou la course à pied. Le Journal a rencontré quelques-uns de ces sportifs éternels.
Il n'est pas encore 9h et André Fleurant frappe des balles avec trois amis depuis près de deux heures au Complexe Claude- Robillard en ce mercredi matin.
«Quand on adore quelque chose, ce n'est pas une corvée. Quand je me lève à six heures le matin pour jouer à 7h, c'est un plaisir», lance l'homme de 70 ans qui joue au tennis de trois à quatre fois par semaine. «Je joue au tennis depuis mon jeune âge et j'ai arrêté longtemps, mais j'ai repris à la retraite, en 2000.»
Vie équilibrée
Pour M. Fleurant, faire du sport fait partie intégrante d'un mode de vie équilibré. «C'est une façon de se garder jeune et je fais aussi de la méditation. J'essaie de maintenir un équilibre entre le physique et l'intellect.» C'est ainsi qu'en plus de faire du sport, il s'implique aussi au sein du conseil d'administration dela Fédérationde l'âge d'or du Québec (FADOQ). Et quand il ne joue pas au tennis, il profite de l'hiver en patinant ou en faisant du ski de fond.
Suite logique
Il faut dire que pour André Fleurant, rester actif était logique, voire impératif, puisqu'il a fait carrière comme professeur d'éducation physique. «Je m'entraînais avec les étudiants. J'ai aussi joué beaucoup au badminton en plus de jouer au volley-ball. «Ça allait de soi pour moi de continuer à rester actif. Je n'aurais pas pu me contenter d'activités intellectuelles. Ça me prend un minimum de six à huit heures d'activité physique par semaine.» Tout au long de sa vie, le sport a occupé une place importante. «Le sport c'est vraiment super important étant donné que je l'ai enseigné et que j'ai donné le goût à plusieurs de mes étudiants »
En hausse
Pendant que M. Fleurant joue au tennis, on constate sur la piste qui encercle les terrains qu'il y a une prédominance de têtes grises. Puis on réalise qu'il s'agit d'une période réservée en priorité aux personnes âgées. «Je remarque dans mon groupe d'âge qu'il y a beaucoup de gens qui s'adonnent à des activités sportives, note M. Fleurant. Lors des Jeux dela FADOQ, il y a de plus en plus de gens de 70 ans et plus qui s'impliquent.» Selon lui, on est parti de loin pour en arriver là puisque la situation était bien différente quand il a commencé sa carrière en enseignement, dans les années 60. «Quand j'étais jeune, j'avais des cours d'éducation physique, au début des années 60. Quand j'ai commencé à enseigner, en 1967, il y en a qui entraient dans un gymnase pour la première fois au secondaire. Il y avait tout un travail à faire. «Maintenant, il y a beaucoup plus de gens qui sont conscients que la santé physique est importante et qu'il faut l'entretenir.»
Plus ça change...
On profite de son expérience, de sa sagesse pour risquer une question sur les jeunes d'aujourd'hui et leur relation au sport. «C'est sûr qu'il y a les jeux vidéo, mais le désir de bouger est naturel chez les jeunes, insiste-t-il. Je ne crois pas que les jeunes en général manquent de motivation pour l'activité physique. «Ça se divise en trois chez les jeunes alors il faut faire attention. Il y a ceux qui ne sont pas intéressés et qu'il faut traîner, il y a ceux qui sont dans la moyenne et les autres qui n'en ont jamais assez.» On peut donc dire que plus ça change, plus c'est pareil.
Les bienfaits de l'exercice chez les 7O ans et plus
Il y a de nombreux avantages à faire de l'activité physique quand on a plus de 70 ans. En voici les grandes lignes.
- L'activité physique régulière diminue de 30% à 40% les risques de mortalité cardiovasculaire.
- Baisse la tension artérielle.
- Meilleure santé vasculaire et réduction des risques d'artériosclérose.
- Réduction du besoin de médicaments.
- Le coeur travaille moins pour le même effort.
- Réduction de 1O% â 15% de l'incidence de tous les types de cancers.
- Réduction de l'ostéoporose et moins de risques de fractures.
- Effet antidépresseur et antianxiété.
- Meilleure qualité de vie.
QUELQUES STATISTIQUES
Les sportifs de 70 ans et plus sont de plus en plus nombreux au Québec comme partout dans les pays industrialisés. Malheureusement, il existe peu de statistiques pour illustrer le phénomène. Le Journal en a toutefois trouvé quelques-unes.
1 - C'est le nombre de participant de 70 ans et plus de l'épreuve Iron Man de Tremblant au mois de septembre 2012. Bob Nains (73 ans), de Plattsburgh, a complété les trois épreuves (2 kilomètres à la nage, 21,1 kilomètres à la course et 90 kilomètres à vélo) en moins de sept heures.
2 % - C’est le taux de participation aux différentes activités de Vélo-Québec (Tour de l'Île, Tour la Nuit, Grand Tour Desjardins) lors de l'édition 2012.
2,5 % - C'est le pourcentage du nombre de skieurs de 70 ans et plus détenant un abonnement de saison à Ski Bromont.
30 - C'est le nombre de participants à l'une des épreuves de l'édition 2012 du Marathon de Montréal.
34 % - C’est le taux de participation des aînés de 70 à 79 ans qui ont disputé au moins une épreuve sportive lors des Jeux de la Fédération de l'Âge d'or du Québec. Au moins 12% des participants avaient 80 ans et plus.
850 452 - C'est le nombre de personnes âgées de 70 ans et plus au Québec, selon l'estimation du Bureau de la Statistique du Québec. Ce groupe d'âge représente 10,6% de la population québécoise.
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04-03-2013
Baby boomers
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01-03-2013
Ligne d'Aide aux Aînés : plus de 10300 appels
Héloïse Archambault - Agence QMi
La ligne téléphonique d'aide aux aînés ne dérougit pas depuis sa mise en place, en octobre 2010. Elle a déjà reçu 10356 appels. «Le volume d'appels est élevé. Les données indiquent que le besoin est là», avoue Marick Bertrand, superviseure clinique de la Ligne Aide Abus Aînés (LAAA). Lancée il y a deux ans et demi, la ligne téléphonique a connu un début fort achalandé, avec 4879 appels durant sa première année d'existence.
Plus de 3000 appels
Or, le Journal a constaté que les dénonciations continuent de s'accumuler. Pas moins de 3074 appels ont été reçus entre le 1er avril 2012 et le 31 janvier dernier. C'est beaucoup plus que la prévision initiale de 3000 appels par année. «Le fait que les gens dénoncent est une excellente chose, réagit Mathieu Santerre, directeur général par intérim de l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP). Surtout que le geste le plus difficile à poser, c'est la dénonciation.»
Les aînés victimes de maltraitance sont ceux qui dénoncent le plus, avec 35 des appels enregistrés (voir tableau). A noter que près de 70 des appels ont été faits par des femmes. Fait inquiétant, près de la moitié des agresseurs potentiels sont des membres de la famille de l'aîné qui dénonce. - «Ces données viennent confirmer la complexité de la problématique de la maltraitance, qui est le plus souvent imbriquée dans des relations familiales des plus significatives pour la personne victime», peut-on lire dans le rapport de recherche sur la pertinence de la ligne, déposé en mars 2012.
CHSLD surreprésentés
Par ailleurs, la plupart des dénonciations concernent des aînés qui vivent à leur domicile (59%). Or, le rapport constate une surreprésentation des appels en provenance des centres d'hébergement, qu'ils soient publics ou privés. Relevant du ministère dela Santéet des Services sociaux,la LAAAdispose d'un budget annuel de 807 000$. Des employés sont disponibles 7 jours sur 7, entre 8 h et 20 h.
Le mandat de la ligne est d'abord d'offrir un service d'écoute. Au besoin, une orientation peut être faite vers le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) ou l'organisme concerné. «Lorsque les gens appellent, on les oriente vers les meilleures instances pour les aider, explique Marick Bertrand. Si la personne est trop en détresse, on peut l'aider à faire une demande.» Mais le service ne fait pas de suivi des dossiers à long terme. «Quand le niveau de risque est élevé, on peut faire un suivi à court terme, ajoute-t-elle. Mais ce sont souvent des dossiers qui ne se règlent pas facilement.»
Manque de suivi
De son côté, le Conseil de la protection des malades déplore justement ce manque de suivi. «C'est bien beau les appels, mais est-ce qu'ils règlent les problèmes? demande le président Paul Brunet. Qu'est-ce qu'ils font concrètement pour les aînés qui demandent de l'aide? Nous, lorsqu'on reçoit une plainte, on va jusqu'au bout.»
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28-02-2013
Transport en commun - Non à une réduction de tarifs aux aînés
David Bombardier - La Tribune
Plutôt que d'exiger la gratuité du transport en commun pour les aînés à Sherbrooke, l'Association de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR Sherbrooke) demande qu'on diminue de moitié les tarifs pour tous les usagers d'ici dix ans afin de contrer la pauvreté et l'exclusion sociale de l'ensemble des citoyens.
Une telle diminution, bien que louable, aurait des effets catastrophiques sur le réseau, répond le président de la Société de transport de Sherbrooke (STS), Marc Denault.
La semaine dernière, la conseillère Mariette Fugère puis la FADOQ-Estrie ont réclamé la gratuité du transport en commun pour les aînés après l'annonce que les jeunes de 11 ans et moins bénéficieront désormais d'une telle mesure, au coût annuel de 25 000 $ pour la Ville. L'abolition des tarifs pour les personnes âgées priverait la STS d'au moins 800 000$ par année.
L'AQDR Sherbrooke propose que la STS réduise d'abord de moitié, dès maintenant et pour trois ans, les tarifs des jetons et le paiement comptant. Ces tarifs sont présentement fixés à 3,10 $ et 3,25 $. Cette diminution de 50 pour cent toucherait tous les usagers, ce qui éviterait de stigmatiser les personnes à plus faible revenu peu importe leur âge ou leur statut social, fait valoir l'organisme de défense des droits des retraités et préretraités.
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28-02-2013
Québec resserre les normes dans les résidences privées
Tommy Chouinard - La Presse
Après presque deux ans de débats, Québec resserre les normes de qualité et de sécurité dans les résidences privées pour personnes âgées.
Le ministre dela Santéet des Services sociaux, Réjean Hébert, a dévoilé mercredi un nouveau règlement sur la certification de ces 2000 résidences, qui accueillent 113 000 aînés. Il a été condamné aussitôt par le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), qui accuse le gouvernement d'acculer plusieurs de ses membres à la faillite.
« Je préfère que les résidences ferment que de laisser des personnes âgées dans des milieux qui ne correspondent pas à nos normes », a répliqué M. Hébert en conférence de presse.
Le règlement définit deux catégories de résidences - pour personnes autonomes et semi-autonomes - et précise les normes qui s'y appliquent. Il fixe le nombre minimal d'employés qui doivent être présents en tout temps - de un à trois, selon la catégorie et la taille de la résidence. Il introduit pour les préposés deux formations obligatoires qui totalisent 66 ou 210 heures selon qu'ils travaillent dans une résidence pour personnes autonomes ou pour personnes semi-autonomes. « Il n'y en a pas encore assez à mon goût, je peux vous le dire, mais c'est une première étape, a dit Réjean Hébert. On ira bonifier cette formation-là au fil du temps. » Québec alloue 15,3 millions de dollars en trois ans pour financer cette formation.
De plus, les résidences devront vérifier les antécédents judiciaires de leurs employés, mettre en place un système d'appel à l'aide et tenir un registre des incidents et des accidents. Elles devront conclure une entente avec un centre de santé et de services sociaux pour définir les soins à donner aux résidants.
La signature d'un bail sera désormais obligatoire, et les résidences devront maintenir les services et les prix qu'il prévoit jusqu'à la fin du bail. « On veut éviter la surfacturation », a souligné Réjean Hébert.
Le règlement entrera en vigueur le 13 mars, mais le ministre accorde un délai aux résidences pour se conformer à certaines normes. Par exemple, elles ont jusqu'en juin 2014 pour respecter le seuil de personnel et installer un système d'appel à l'aide, et jusqu'en novembre 2015 pour que tous les préposés soient formés. Un processus de reconnaissance des acquis est prévu.
Malgré ces accommodements, le RQRA est «extrêmement déçu» du nouveau règlement. «L'objectif est louable mais, en pratique, c'est inapplicable», a tonné son président, Yves Desjardins. Selon lui, «l'imposition de nouvelles règles va avoir un impact sur les loyers». Réjean Hébert ne croit pas à une hausse des prix. «Les lois du marché vont d'appliquer. Il y a plus d'offre que de demande. Alors ça va limiter l'appétit des propriétaires des résidences», a-t-il soutenu.
Selon M. Desjardins, le quart des résidences ont des ennuis financiers: «Plusieurs ne pourront pas finir l'année», soutient-il. Les nouvelles normes risquent, selon lui, d'empirer la situation.
L'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraités ne craint rien pour les aînés qui verraient leur résidence fermer ses portes. «Il y a les CSSS, il y a un système, et elles vont être déménagées. Il y a beaucoup de résidences, il y a plus de places que de besoins», a affirmé sa porte-parole, Judith Gagnon. Elle se dit satisfaite du règlement. «Beaucoup de propriétaires ne sont pas conscients qu'ils ont une mission. Ce n'est pas comme vendre des chapeaux ou des chocolats. C'est transiger avec des humains. Ils vont s'adapter parce qu'il en faut, des critères. Sinon, qu'est-ce qu'on vaut, comme société, si on n'est pas capable de tracer des balises pour des gens qui sont vulnérables?»
Le règlement découle d'une loi déposée par le gouvernement Charest en mai 2011 et adoptée en novembre de la même année. La première mouture du règlement faisait l'objet de consultations depuis mai 2012.
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27-02-2013
Certification en résidences privées: le Réseau FADOQ est satisfait du nouveau règlement
Source : Réseau FADOQ
Le gouvernement provincial resserre les critères de certification pour les propriétaires de résidences privées pour personnes âgées. Le Réseau FADOQ salue cette démarche qui vise l’amélioration des conditions de vie des résidents.
Lire le communiqués
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27-02-2013
Québec resserre les normes dans les résidences pour aînés
Tommy Chouinard - La Presse
(Québec) Après presque deux ans de débats, Québec resserre les normes de qualité et de sécurité dans les résidences privées pour personnes âgées.
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, a dévoilé mercredi un nouveau règlement sur la certification de ces 2000 résidences, qui accueillent 113 000 aînés. Il a été condamné aussitôt par le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), qui accuse le gouvernement d'acculer plusieurs de ses membres à la faillite.
« Je préfère que les résidences ferment que de laisser des personnes âgées dans des milieux qui ne correspondent pas à nos normes », a répliqué M. Hébert en conférence de presse.
Le règlement définit deux catégories de résidences - pour personnes autonomes et semi-autonomes - et précise les normes qui s'y appliquent. Il fixe le nombre minimal d'employés qui doivent être présents en tout temps - de un à trois, selon la catégorie et la taille de la résidence. Il introduit pour les préposés deux formations obligatoires qui totalisent 66 ou 210 heures selon qu'ils travaillent dans une résidence pour personnes autonomes ou pour personnes semi-autonomes. « Il n'y en a pas encore assez à mon goût, je peux vous le dire, mais c'est une première étape, a dit Réjean Hébert. On ira bonifier cette formation-là au fil du temps. » Québec alloue 15,3 millions de dollars en trois ans pour financer cette formation.
De plus, les résidences devront vérifier les antécédents judiciaires de leurs employés, mettre en place un système d'appel à l'aide et tenir un registre des incidents et des accidents. Elles devront conclure une entente avec un centre de santé et de services sociaux pour définir les soins à donner aux résidants.
La signature d'un bail sera désormais obligatoire, et les résidences devront maintenir les services et les prix qu'il prévoit jusqu'à la fin du bail. « On veut éviter la surfacturation », a souligné Réjean Hébert.
Le règlement entrera en vigueur le 13 mars, mais le ministre accorde un délai aux résidences pour se conformer à certaines normes. Par exemple, elles ont jusqu'en juin 2014 pour respecter le seuil de personnel et installer un système d'appel à l'aide, et jusqu'en novembre 2015 pour que tous les préposés soient formés. Un processus de reconnaissance des acquis est prévu.
Malgré ces accommodements, le RQRA est «extrêmement déçu» du nouveau règlement. «L'objectif est louable mais, en pratique, c'est inapplicable», a tonné son président, Yves Desjardins. Selon lui, «l'imposition de nouvelles règles va avoir un impact sur les loyers». Réjean Hébert ne croit pas à une hausse des prix. «Les lois du marché vont d'appliquer. Il y a plus d'offre que de demande. Alors ça va limiter l'appétit des propriétaires des résidences», a-t-il soutenu.
Selon M. Desjardins, le quart des résidences ont des ennuis financiers: «Plusieurs ne pourront pas finir l'année», soutient-il. Les nouvelles normes risquent, selon lui, d'empirer la situation.
L'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraités ne craint rien pour les aînés qui verraient leur résidence fermer ses portes. «Il y a les CSSS, il y a un système, et elles vont être déménagées. Il y a beaucoup de résidences, il y a plus de places que de besoins», a affirmé sa porte-parole, Judith Gagnon. Elle se dit satisfaite du règlement. «Beaucoup de propriétaires ne sont pas conscients qu'ils ont une mission. Ce n'est pas comme vendre des chapeaux ou des chocolats. C'est transiger avec des humains. Ils vont s'adapter parce qu'il en faut, des critères. Sinon, qu'est-ce qu'on vaut, comme société, si on n'est pas capable de tracer des balises pour des gens qui sont vulnérables?»
Le règlement découle d'une loi déposée par le gouvernement Charest en mai 2011 et adoptée en novembre de la même année. La première mouture du règlement faisait l'objet de consultations depuis mai 2012.
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26-02-2013
Il faut d'abord améliorer le transport en commun pour les aînés
France Croteau, Coordonnatrice du RUTASM - La Tribune, Opinions
À la suite d'un récent article de La Tribune, intitulé « La gratuité du transport aux 11 ans devient permanente «, j'aimerais souligner que c'est surtout grâce aux deniers des contribuables que cette mesure est rendue possible à la Société de transport de Sherbrooke (STS). Comme il semble qu'on ait assez de sous à la Ville de Sherbrooke pour cet investissement, nous pouvons comprendre la conseillère Mariette Fugère, qui demande un projet semblable pour les personnes âgées dans notre belle ville dite « amie des aînés «.Je viens tout juste de rentrer dans cette catégorie d'âge, avec mes 65 ans, aussi permettez-moi certains commentaires.
Le RUTASM (Regroupement des usagers du transport adapté du Sherbrooke métropolitain), pour qui je travaille depuis de très nombreuses années, a demandé depuis longtemps une réduction pour les personnes âgées sur le passage « au comptant» et les jetons, comme l'offraient depuis longtemps plusieurs sociétés de transport. Aujourd'hui, deux sociétés de transport offrent encore cette réduction « au comptant», à Montréal et dans l'Outaouais. Mais la majorité des sociétés offre encore cette réduction pour les billets (pour nous les jetons), les livrets et les cartes à puce rechargeables.
Concernant le laissez-passer mensuel pour les personnes aînées, nous estimons que la réduction pourrait être plus significative à Sherbrooke, comme cela se fait à Québec, dans l'Outaouais, à Montréal et à Saguenay (de 34 $ à 45 $). Ici, on est à 52,25 $. Vos politiques pourraient donc être améliorées avant d'instaurer la gratuité, qui, en passant, serait aussi très bénéfique pour les travailleurs à faible revenu et les personnes sans emploi.
Permettez-moi d'ajouter, en tant qu'utilisatrice quotidienne du transport régulier, que même avec la gratuité les personnes âgées ne seraient peut-être pas plus nombreuses à utiliser le service urbain régulier puisque beaucoup d'améliorations s'imposent, à commencer par le déneigement des endroits où y il a des arrêts d'autobus, des arrêts protégés et des chauffeurs qui prennent la peine de s'approcher suffisamment du trottoir pour nous permettre de descendre directement sur celui-ci. Sans oublier les bancs doubles rapprochés dans les autobus que le RUTASM et l'AQDR (Association québécoise des droits des retraités) demandent continuellement, la conduite en douceur et l'attention des chauffeurs!
Que de choses à faire avant de parler de gratuité si l'on veut que les personnes âgées utilisent davantage l'autobus urbain! Sherbrooke, Ville « amie des aînés «? La tendresse ne fait-elle pas partie de l'amitié? Il en manque dans le transport en commun!
L'autobus, c'est pour tout le monde, jeunes et moins jeunes!
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25-02-2013
L'âge d'or dans le rouge
Stéphanie Grammond - La Presse
Les gouvernements, les banques et tous les apôtres de la littératie financière se démènent pour faire l'éducation financière des jeunes. Très bien! Mais à voir les récentes statistiques sur l'endettement des personnes âgées, je crois qu'ils devraient viser plus large.
D'un sondage à l'autre, une tendance alarmante se dessine: l'âge d'or est dans le rouge.
Près de 60% des retraités ont des dettes, a révélé, l'été dernier, un sondage dela Banque CIBC.Pire: les dettes des personnes âgées ont augmenté de 15% au Canada et de 39% au Québec, l'an dernier, selon une étude dela Banque TDdévoilée la semaine dernière.
Au Québec, les aînés ont accumulé 9700$ de nouvelles dettes, en 2012. La plupart de cet argent a servi à payer des dépenses de consommation, autant des biens essentiels que discrétionnaires.
La hausse des dettes des aînés surprend par son ampleur - presque 10 000$ c'est énorme! - mais aussi parce que cela tranche avec le comportement du reste de la population. Les plus jeunes ont réussi à contenir leurs dettes, l'an dernier, réagissant aux mises en garde d'Ottawa sur l'endettement record des Canadiens.
Évidemment, les dettes des personnes âgées (35 000$ en moyenne) demeurent bien plus faibles que celles des plus jeunes (105 000$ chez les 25-44 ans) qui ont souvent une hypothèque à rembourser.
Reste que le portrait est inquiétant. Du temps de mes grands-parents, dettes et retraite ne rimaient pas ensemble. Aujourd'hui, non seulement les retraités arrivent à la retraite avec plus de dettes qu'auparavant, mais ils continuent d'emprunter après avoir cessé de travailler. On n'a plus les grands-parents qu'on avait!
***
Comme tout le monde, leurs habitudes ont changé. Le crédit fait partie de la vie. Et certains l'utilisent mal.
Il y a des retraités qui ne réalisent pas à quel point les cartes de grands magasins sont ruineuses. «Savez-vous combien ça va vous coûter si vous ne remboursez pas votre solde?», leur demande Caroline Arel, responsable du service budgétaire d'Option consommateurs qui a produit le guide Pas de retraite pour vos finances. Réponse: avec un taux astronomique de 29%, il en coûtera 145$ d'intérêts si vous laissez traîner un solde de 500$ durant un an.
D'autres retraités utilisent leur marge de crédit comme fonds de roulement. Ils paient tout à crédit, puis remboursent à la fin de l'année en puisant dans leur REER. Or, cette mauvaise habitude leur coûte très cher en intérêts. Pourquoi utiliser une marge quand on a de l'épargne en banque? C'est de l'argent jeté par les fenêtres!
Et puis, certaines personnes âgées ont du mal à ajuster leur train de vie quand leurs revenus baissent, au moment de la retraite ou après le décès de leur conjoint.
Il faut dire qu'il y a une dichotomie entre les rêves et la réalité. Les retraités se font dire qu'ils s'en tireront avec environ 70% de leur ancien salaire, car ils n'auront plus à payer les cotisations syndicales, épargne-retraite, etc. «C'est vrai que certaines dépenses diminuent. Mais on peut se retrouver à dépenser autant quand on est très actif à la retraite», prévient Mme Arel.
Enfin, la conjoncture n'a pas aidé les retraités. Leurs revenus de placement ont fondu à cause des déboires dela Bourseet de la chute des taux d'intérêt. Et le coût de la vie a continué d'augmenter, en particulier l'épicerie et le chauffage, où il est difficile de couper.
Résultat: les retraités sont coincés. Le taux de faibles revenus chez les personnes âgées de 65 ans et plus a considérablement augmenté depuis 20 ans. En 1993, à peine 2,8% des Québécois âgés de 65 ans et plus vivaient sous le seuil de faibles revenus. Aujourd'hui, c'est une personne âgée sur 10, selon l'Institut de la statistique du Québec.
Dettes, pauvreté... les retraités deviennent de plus en plus vulnérables sur le plan financier.
D'ailleurs, depuis cinq ans, les faillites ont explosé de plus de 50% chez les personnes âgées, alors qu'elles sont en baisse chez les gens de moins de 50 ans. En 2011, plus de 3000 aînés ont déclaré faillite au Québec, selon le Bureau du surintendant des faillites du Canada.
Et la situation risque d'empirer. Sans régime de retraite et sans épargne suffisante, la moitié des travailleurs qui sont nés depuis la fin des années 60 vont avoir des problèmes encore plus sérieux à la retraite. Près de six millions de Canadiens seront forcés de sabrer dans leur qualité de vie, ont prédit les économistes dela Banque CIBC, cette semaine.
Bientôt, le Québec et le Canada ne pourront plus se vanter d'être des champions mondiaux de la lutte contre la pauvreté chez les aînés.
NOMBRE DE FAILLITES DE CONSOMMATEURS DEPUIS CINQ ANS
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2007 |
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2011 |
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Évolution |
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18-34 ans
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7373 |
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5982 |
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- 18 % |
|
35-49 ans
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9957 |
|
9510 |
|
- 4 % |
|
50-64 ans
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5760 |
|
7065 |
|
+ 23 % |
|
65 ans et +
|
|
1971 |
|
3067 |
|
+ 56 % |
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22-02-2013
La FADOQ - Région Estrie veut la gratuité pour les aînés
Claude Plante - La Tribune
La FADOQ Estrie veut se faire entendre à son tour afin qu'on étende aux personnes âgées la gratuité dans le transport en commun à Sherbrooke.
Selon Réjean Audet, président de l'organisme de défense des droits des aînés, un tel programme d'abolition des frais aurait des répercussions positives et deviendrait très populaire, compte tenu du vieillissement de la population.
« La FADOQ est là pour favoriser le bien-être de ses membres et je crois que cette mesure serait favorable aux aînés, surtout pour ceux qui doivent vivre avec des revenus modiques», a-t-il commenté lorsque joint par La Tribune. «Nos membres veulent rester autonomes le plus longtemps possible. Mais en vieillissant, ils perdent leur permis de conduire. Pour eux, c'est un symbole de liberté.»
« Il y a certainement des coûts à tout cela et nous en sommes bien conscients. Mais je crois que l'accessibilité au transport en commun serait un atout pour briser l'isolement de plusieurs personnes âgées. Le fait de sortir plus souvent, et de côtoyer d'autres personnes, peut avoir des effets bénéfiques autant pour le corps que pour l'esprit.»
Lundi soir au conseil municipal, il a été décrété que la gratuité du transport en commun pour les jeunes de 11 ans et moins deviendra permanente à Sherbrooke. La mesure, critiquée par certains élus, coûtera 25 000 $ par année et sera entièrement compensée par la Ville.
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22-02-2013
Pour éviter la grisaille à l'âge d'or
René Vézina - Déficit zéro
Notre chroniqueur René Vézina anime Déficit zéro, une émission éducative sur les finances personnelles diffusée à Télé-Québec. Chaque semaine, le cahier Investir vous présente des capsules-conseils sur les thèmes abordés dans l'émission.
Au Canada, à peine un citoyen sur trois bénéficie d'un régime de retraite offert par l'employeur. Les autres doivent s'organiser avec leurs propres moyens.
Certes, il y a le Programme de la sécurité de la vieillesse et le Régime des rentes du Québec. Mais le premier offre un montant annuel d'environ 6 000 $ tandis que le deuxième plafonne à 11 000 $, pourvu qu'on ait cotisé au maximum toute sa vie. Ajoutez quelques milliers de dollars à titre de supplément de revenu garanti... Ce n'est pas avec cette combinaison que se feront les voyages autour du monde lorsque sonnera l'heure de la retraite.
Vanessa et Raphaël en sont bien conscients, et ils ont déjà commencé à mettre de l'argent de côté. Ils doutent cependant de leur stratégie : leurs questionnements alimentent le septième épisode de Déficit zéro, diffusé cette semaine à Télé-Québec. Voici quelques éléments à considérer pour élaborer un bon plan de retraite.
Tenez compte de l'espérance de vie
Elle s'allonge continuellement, et il faut même regarder au-delà des chiffres officiels. Ceux qu'on cite le plus souvent concernent l'espérance de vie à la naissance. Au Canada, l'espérance de vie est de 79 ans pour les hommes et de 84 ans pour les femmes. Mais ces données tiennent compte des décès en bas âge, qui font forcément baisser la moyenne.
«Plus un individu vieillit, plus l'âge qu'il peut espérer atteindre augmente», dit une analyse de l'Institut de la statistique du Québec. Ainsi, pour des personnes âgées de 65 ans en2011, l'espérance de vie d'une femme était de 87 ans et celle d'un homme, de 84 ans. Et encore, on vit de plus en plus longtemps.
Il faut en tenir compte quand on évalue le temps de vie utile de son régime de retraite.
Le taux de remplacement idéal de revenu à la retraite
Il faut savoir que ce taux désigne, en fait, le pourcentage de son revenu d'emploi qu'on touche pendant sa retraite. Les experts sont loin d'être unanimes, mais on s'entend généralement pour dire qu'avec 70 % des revenus qu'on récoltait durant sa vie active, on peut maintenir à peu près son niveau de vie à la retraite, parce que les dépenses sont alors moins élevées, en général.
C'est de moins en moins vrai, parce que bien des gens de plus de 65 ans sont aujourd'hui plus endettés qu'avant, entre autres parce qu'ils ont réhypothéqué leur résidence. Chaque situation est différente, et ce calcul du taux de remplacement doit donc tenir compte des particularités propres à chacun.
Ne devrait-on pas venir en aide aux travailleurs sans régime de retraite ?
Le régime volontaire d'épargne-retraite (RVER) devait officiellement voir le jour le 1er janvier 2013. Ce programme vise à implanter des régimes de retraite dans les entreprises qui n'en offrent pas. Celles qui comptent cinq employés ou plus devraient effectuer des prélèvements à la source, sur les salaires, et les placer dans un fonds. Elles n'auraient pas elles-mêmes à contribuer et les employés pourraient se retirer du RVER à leur guise. On estime que la mise en commun de ces épargnes réduirait les frais de gestion qu'un épargnant encourt quand il agit seul. L'entrée en vigueur du programme est cependant suspendue jusqu'à ce que le comité D'Amours ait remis son rapport sur toute la question de la retraite au Québec.
Quel est le plafond des contributions au REER pour l'année fiscale 2012 ?
Il a été établi à 22 970 $, ou 18 % du revenu gagné (en excluant les revenus de placement). Les cotisations non versées peuvent être reportées aux années suivantes.
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21-02-2013
Les conjoints n'ont pas tous la même valeur à la RRQ
Stéphanie Grammond - La Presse
La famille québécoise a bien changé depuis la création dela Régie des rentes du Québec (RRQ) en 1966. Aujourd'hui, près de la moitié des couples ne sont pas mariés. Et la vaste majorité des femmes travaillent.
Pourtant, la rente de conjoint survivant dela RRQreste configurée en fonction des besoins de la famille «traditionnelle» où papa travaille et maman s'occupe des enfants. Cela provoque toutes sortes d'incongruités...
Prenez Sylvie, qui a eu un bon salaire et qui a contribué àla RRQdurant presque 40 ans. Depuis qu'elle est à la retraite, la RRQ lui verse pratiquement la rente maximale, qui s'établit à 1012$ par mois, en 2012.
Après la mort de son mari, elle s'attendait à recevoir la rente de conjointe survivante, soit 60% de ce que touchait son mari. Pas du tout! La RRQ ne lui verse qu'une vingtaine de dollars de plus par mois.
Sylvie croyait être victime d'une erreur. Mais son dossier est parfaitement normal, m'a confirmé la RRQ. À partir de 65 ans, le bénéficiaire d'une rente combinée ne touche jamais la totalité des deux rentes. Sa rente est établie en fonction de la plus avantageuse des deux formules suivantes: A- 100% de sa propre rente de retraite, plus 37,5% de la rente de retraite du cotisant décédé; B- 60% de sa propre rente de retraite, plus 60% de la rente de retraite du cotisant décédé.
Mais d'une manière ou d'une autre, la rente combinée est soumise au même plafond que la rente individuelle (1012$ par mois). Ainsi, les retraités qui touchent déjà la rente maximale n'obtiendront pas un cent de plus dela RRQaprès la mort de leur conjoint.
«Ça me frustre, car j'ai des amies veuves, comme moi, qui n'ont jamais travaillé et qui reçoivent les prestations de leur époux», dit Sylvie. Elle trouve quela RRQfavorise les femmes qui sont restées à la maison, au lieu de celles qui ont travaillé toute leur vie.
Mais il y a des situations encore plus frustrantes. Je me souviens d'une femme qui a perdu son conjoint de fait il y a quelques années. Après une trentaine d'années de vie commune, l'homme est parti vivre de son côté durant quelques mois pour faire le point sur sa vie. Mais une maladie l'a soudainement emporté.
La veuve a été sidérée d'apprendre qu'elle n'aurait pas droit à la rente de survivante. Pourquoi? Au moment de la mort, ils n'étaient plus considérés comme des conjoints de fait, même s'ils avaient eu des enfants et vécu ensemble durant 30 ans. C'est comme si le couple n'avait jamais existé aux yeux de la RRQ.
Vous me direz qu'il s'agit d'un exemple tiré par les cheveux et potentiellement contestable auprès de la RRQ. C'estvrai. Mais beaucoup de conjoints de fait se font jouer des tours.
Voici le classique: un couple vit durant plusieurs années en union de fait. L'homme tombe malade et sa conjointe prend soin de lui jusqu'à sa mort. Au décès, elle réalise qu'elle n'aura pas droit à la rente de survivante. Pourquoi? Son conjoint n'avait jamais officiellement divorcé de son ex-femme. C'est donc cette dernière qui touchera la rente, même si le couple est séparé depuis 20 ans.
Déconnectée de la réalité conjugale et familiale de 2013, la rente de survivant dela RRQcrée des iniquités entre les différents conjoints.
Mais il faut comprendre que la RRQ n'est ni un REER ni une assurance-vie. C'est un régime collectif d'assurance sociale qui prévoit une certaine redistribution de la richesse. Certains en bénéficient, d'autres non.
En 1966, le but avoué de la «rente de veuve» était d'aider les épouses en leur offrant une protection de base, pour éviter qu'elles se retrouvent dans la pauvreté après la mort de leur mari. Aujourd'hui, plus de 354 800 personnes touchent une rente de conjoint de 369$ par mois, en moyenne.
Au fil des ans, la rente a été remodelée pour réduire les injustices. Depuis 1985, les conjoints de fait peuvent obtenir la rente après trois ans de vie commune. Et depuis 1999, les conjoints de même sexe ont droit au même traitement. Des avancées essentielles.
Il y aurait lieu de moderniser encore la rente de survivant. Toutefois, il ne faut pas oublier qu'il y a un coût pour chaque amélioration qu'on apporte à la RRQ. Invariablement, cela se traduit par une hausse des cotisations. Au final, ce sont encore les plus jeunes qui vont payer. On sait déjà qu'ils devront payer trois fois plus que la génération précédente.
Et ce déséquilibre intergénérationnel est la plus grande injustice dela RRQ.
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20-02-2013
Vingt fois sur le métier remettez votre... retraite
Stéphanie Grammond - La Presse
Il est toujours hasardeux de faire des prévisions financières. Mais je suis prête à vous faire une prédiction. Vous gagnez plus de 40 000$ par année? Vous n'avez pas de régime de retraite avec votre employeur? Vous ne cotisez pas trop fort à votre REER? Tout indique que vous serez encore sur le marché du travail à 70 ans.
Le report de la retraite est déjà bien enclenché. Depuis la fin des années90, l'âge de la retraite est remonté de 58 à 61 ans au Québec (62 ans et demi au Canada). Et les travailleurs ne cessent de revoir leurs plans: ils ont l'intention de tirer leur révérence à 67 ans, soit deux ans et demi plus tard que ce qu'ils envisageaient en 2009, selon un sondage quela Financière SunLife dévoile ce matin.
Les trois quarts des Canadiens pensent travailler après 65 ans, alors qu'avant la crise financière la moitié prévoyait être à la retraite à cet âge. Si cela se produit, ce sera une révolution. Pour l'instant, moins de 10% des Québécois sont encore actifs après 65 ans, selon l'Institut de la statistique du Québec.
En apparence, le report de la retraite est une bonne nouvelle pour tout le monde. Puisque l'espérance de vie augmente, il est logique que les gens travaillent plus longtemps. En plus, cela permettra de contrer la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée que l'on appréhende.
D'ailleurs, les gouvernements font tout pour convaincre les travailleurs de rester au boulot plus longtemps.
L'an dernier, Ottawa a annoncé que les Canadiens devront patienter jusqu'à 67 ans pour toucher leur Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV), accessible à 65 ans présentement. La mesure entrera en vigueur d'ici de 10 à 15 ans.
Mais dès juillet prochain, les Canadiens pourront reporter volontairement leur demande de PSV. En patientant jusqu'à 70 ans, ils pourront gonfler leur pension annuelle de 36%. Et depuis janvier dernier, la rente dela Régiedes rentes du Québec (RRQ) peut aussi être bonifiée de 42% pour ceux qui attendent jusqu'à 70 ans.
Au total, un Québécois qui attend 70 ans pour demander ses rentes pourrait toucher des pensions combinées (PSV/RRQ) de 25 000$ par année, au lieu de 18 000$ s'il les touche à 65 ans. Ça donne le goût d'attendre...
De plus, pour favoriser la retraite progressive, Québec permettra aussi de toucherla RRQ, dès 60 ans, tout en continuant de travailler. Cette mesure entrera en vigueur en janvier 2014.
La retraite progressive est certainement une belle manière de prendre sa retraite en douceur. Toutefois, le sondage dela Sun Lifedémontre que de plus en plus de Canadiens pensent être obligés de travailler à temps plein, après 65 ans. Et ce n'est pas de gaieté de coeur.
Il y a cinq ans, les Canadiens qui envisageaient une retraite tardive le faisaient surtout par choix, soit parce qu'ils aimaient encore leur travail ou parce qu'ils souhaitaient rester actifs mentalement. Désormais, ils pensent travailler plus longtemps pour être capables de payer leurs factures.
Et les Canadiens risquent de perdre d'autres illusions d'ici la retraite...
Présentement, les travailleurs estiment avoir besoin d'un revenu annuel de 46 000$ à la retraite. Or, ils pensent accumuler 385 000$, en moyenne. On est loin du compte! Pour acheter une rente qui assurerait ce niveau de revenus, un homme doit débourser 708 000$ et une femme 762 000$, puisque son espérance de vie est plus longue.
Oui, c'est énorme! Mais il faut dire que le coût de cette rente a grimpé de 30% depuis 10 ans à cause de la chute des taux d'intérêt. Autrement dit, la retraite coûte plus cher. Il faut donc épargner davantage. Sinon, ce n'est pas à 67 ans que vous devrez reporter votre retraite, mais peut-être à 70 ans. Allez savoir.
La plupart des gens sont dans le brouillard. Les trois quarts des Canadiens craignent de manquer d'argent pour leurs vieux jours ou ne sont pas certains s'ils en auront assez. Même chez les boomers qui approchent de la retraite, à peine le quart ont un plan financier. Dommage, car ceux qui ont fait l'exercice sont deux fois plus satisfaits de leur sort que les autres.
Alors, pourquoi ne pas prendre le taureau par les cornes. La fin de la saison REER approche. Il ne reste que 10 jours pour cotiser à votre REER (la date limite est le 1er mars). Profitez de l'occasion pour prendre rendez-vous avec un planificateur financier. Faites un plan de retraite. Mettez en place un programme d'épargne systématique. Et vous n'aurez plus le stress de manquer d'argent pour la retraite. Mais rien ne vous empêchera de travailler jusqu'à 70 ans.
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FAITS SAILLANTS
> Les Canadiens ont l'intention de prendre leur retraite à 67 ans, soit deux ans et demi plus tard que ce qu'ils envisageaient en 2009.
> Les trois quarts des Canadiens pensent travailler après 65 ans, alors qu'avant la crise financière, la moitié prévoyait être à la retraite à cet âge.
>Plus du quart des travailleurs (26%) pensent continuer à travailler à temps plein après 65 ans, par rapport à seulement 16% il y a cinq ans.
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19-02-2013
Son d'âges
Jean-Marc Léger - Journal de Montréal
Les générations se suivent, mais ne se ressemblent pas. Quand tu es jeune, tu es souvent de gauche, contestataire, anticapitaliste, ouvert sur le monde mais insouciant. Plus tu vieillis et plus tu deviens de droite, conformiste, capitaliste, prudent mais aussi intolérant. Chaque âge a ses problèmes qui se résolvent à l'âge suivant.
LE FOSSÉ
Il existe un fossé de plus en plus grand entre les générations au Québec. La grève étudiante du printemps dernier, la manifestation des casseroles et Occupy Wall Street en sont des exemples frappants (au propre comme au figuré). Le prochain Sommet sur l'éducation sera aussi un moment intense entre deux générations qui se parlent, mais qui ne se comprennent pas.
Encore aujourd'hui, les positions sont opposées. La grande majorité de la population appuie la position du gouvernement Marois sur l'indexation des frais de scolarité. La position des jeunes, dans le sondage, est plus ambiguë et partagée entre la gratuité, le gel et l'indexation. En somme, la jeunesse sait ce qu'elle ne veut pas, mais ne sait pas vraiment ce quelle veut.
L'ÂGISME
Sondages après sondages, on remarque que l'âge est devenu le facteur de différenciation le plus important bien avant le sexe, le revenu, la région et la scolarité et tout juste après la langue d'usage, et ce, sur pratiquement tous les sujets.- Pendant que les plus vieux cherchent le confort et la sécurité, les jeunes recherchent l'aventure, et les nouveaux défis. Pendant que les plus vieux cherchent à sauvegarder leurs acquis, les jeunes recherchent le risque et les sensations extrêmes. Pendant que les plus vieux se replient sur eux, les plus jeunes veulent parcourir le monde. Pendant que les plus vieux recherchent le compromis, les plus jeunes sont intraitables.
SORTIR DE SA TORPEUR
Plusieurs disent que la nouvelle génération est plus difficile à gouverner. Et bien, c'est tant mieux. Nous avons besoin de leur énergie, de leur volonté et de leur détermination si on veut sortir le Québec de sa torpeur, de sa frilosité et de son défaitisme. Il est temps qu'une nouvelle génération prenne sa place dans nos entreprises, dans nos syndicats, dans nos organisations sociales, dans nos gouvernements et dans toutes les sphères de notre vie.
La nouvelle génération est épouvantable, exigeante et intransigeante, mais j'aimerais tellement en faire partie.
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17-02-2013
Les centenaires de plus en plus nombreux
Héloïse Archambault - Journal de Montréal
Atteindre l’âge de 100 ans est de moins en moins exceptionnel; le nombre de centenaires est en progression fulgurante au Québec.
Selon les projections de l’Institut de la statistique du Québec, le nombre de centenaires passera de 2250 en 2012 à plus de 19 000 en 2056.
D’ailleurs, la très grande majorité des gens qui atteignent 100 ans sont des femmes. Elles devraient être plus de 14 000 à franchir cette marque en 2056.
Espérance de vie
Selon Chantal Girard, démographe à l’Institut de la statistique, l’espérance de vie et l’augmentation de la population expliquent ce phénomène.
«On s’attend à ce que l’écart entre les femmes et les hommes qui ont 100 ans se réduise avec le temps, mais ce sont encore surtout des femmes qui dominent», dit-elle.
Comme le montre le tableau, le nombre de centenaires doublera pratiquement entre 2046 et 2056, ce qui coïncide avec la période de naissance des baby-boomers.
Près de 80 000
Du côté du Canada, les chiffres sont aussi impressionnants.
En 2061, on s’attend à ce que le nombre de centenaires atteigne 78 300.
Entre 2006 et 2011, le taux de croissance démographique pour ce groupe d’âge se situait à 25,7%, soit le deuxième taux en importance de tous les groupes d’âge au pays, après celui des 60 à 64 ans (+29,1%).
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14-02-2013
Québec hôte d'une conférence sur les villes et les aînés
Pierre Pelchat - Le Soleil
La ville de Québec sera l'hôte de la deuxième conférence internationale des villes amies des aînés qui aura lieu du 9 au 11 septembre 2013. L'annonce en a été faite, mardi, par le ministre dela Santéet des Services sociaux, Réjean Hébert.
La première de ce rendez-vous international qui a eu lieu à Dublin, en Irlande en2011, aréuni plus de 400 personnes provenant de plusieurs pays. Il s'agit principalement d'aînés, d'élus, d'administrateurs municipaux, de professionnels, de chercheurs. En plus du secteur municipal, ceux de la santé, des services communautaires, de l'urbanisme et du transport seront représentés à Québec.
La conférence vise à outiller les villes et les communautés qui souhaitent adapter leurs services et leurs structures aux besoins des aînés. «Il s'agira d'une occasion d'apprendre des réalisations d'autrui et de faire rayonner nos propres actions à l'échelle internationale», a indiqué le ministre.
M. Hébert s'est réjoui que 579 municipalités du Québec dont les 10 plus importantes aient adhéré au programme québécois «Municipalité amie des aînés» à la fin de 2012 en vue de mieux intégrer les personnes âgées dans la vie communautaire. «Cette vision est en parfaite complémentarité avec nos projets de soutien à domicile et d'assurance autonomie», a-t-il souligné.
C'est en 2010 que l'Organisation mondiale de la santé a mis en place le Réseau mondial des villes amies des aînés afin de permettre aux personnes âgées de demeurer actives dans leur communauté.
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13-02-2013
Un nouveau livre détruit les mythes sur la retraite
Philippine De Tinguy - Métro
À ce sujet:
REER : jamais trop tard pour bien faire·Un MBA avec mon REER?·Le REER pour le congé sabbatique
Les aînés canadiens ne connaîtront pas la crise, selon un livre qui brise plusieurs mythes entourant la retraite.
«Nombreux sont ceux qui croient qu’il y a une crise sur le plan de la retraite au Canada», déclarent les auteurs Fred Vettese et Bill Morneau, respectivement actuaire en chef et président exécutif du conseil d’administration de Morneau Shepell, une société canadienne de services-conseils en ressources humaines.
Dans The Real Retirement: Why You Could Be Better Off Than You, and How To Make Than Happen, ils tentent de donner l’heure juste au sujet de cette période de la vie trop souvent redoutée.
Moins de dépenses en vieillissant
D’après les auteurs, on dépense moins à 80 ans qu’à 60. Beaucoup pensent alors à tort qu’ils doivent toucher 70 % de leur salaire pour couler des jours tranquilles. «Cette cible se rapproche de 50 % et non pas de 70 %», analyse M. Vettese.
On apprend également que nos retraités sont parmi les plus aisés au monde et qu’ils peuvent s’attendre à une retraite beaucoup plus confortable qu’ils ne le pensent.
Ce style de vie confortable s’explique en partie par le système de retraite canadien. Outrela Sécuritéde la vieillesse et le Supplément du revenu garanti, le Régime de pensions du Canada et le Régime des rentes du Québec, et les autres régimes de retraite en milieu de travail et REER, une quatrième source de revenus est trop souvent négligée.
50 %
D’après les auteurs, on dépense moins à 80 ans qu’à 60. Si beaucoup pensent à tort qu’ils doivent toucher 70 % de leur salaire pour couler des jours tranquilles, la «cible se rapproche de 50 %», estiment-ils.
«Les actifs regroupés dans ce quatrième pilier dépassent grandement les sommes de tous les actifs des trois premiers», continue M. Morneau. Cela regroupe l’immobilier, l’argent comptant, les actions et les obligations. De plus, les intérêts croissants offrent un revenu intéressant une fois l’âge de la retraite atteint.
MM. Vettese et Morneau estiment tout de même que les 20 prochaines années seront difficiles à cause du ralentissement des investissements et de la longévité. L’âge de la retraite passera alors de 62 à 66 ans.
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13-02-2013
Plus de 85% des Québécois sont en faveur de l'euthanasie
Hugo De Grandpré - La Presse
L'immense majorité des Québécois, soit 86%, se dit en faveur d'une loi qui permettrait aux médecins d'aider des patients en phase terminale à mettre fin à leurs jours.
C'est ce qu'indique un sondage Angus Reid obtenu par La Presse. La firme a posé la question suivante à 804 répondants de la province: «Comme vous le savez peut-être, une commission provinciale chargée d'étudier les procédures d'euthanasie médicalement assistées a recommandé d'adopter une loi permettant aux médecins d'aider les patients en phase terminale à mettre fin à leurs jours. Tout bien considéré, êtes-vous pour ou contre cette idée?»
Seulement 10% des répondants ont affirmé y être opposés. La proportion d'indécis est de 4%.
Les personnes en faveur d'une telle mesure sont réparties presque également au sein des électeurs du Parti québécois, du Parti libéral et dela Coalitionavenir Québec. Le taux de réponse positive dans ces sous-groupes est respectivement de 93%, 84% et 86%.
Le coup de sonde a été réalisé en ligne les 4 et 5 février derniers. La marge d'erreur est de 3,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
«C'est remarquablement fort», a noté Mario Canseco, vice-président chez Angus Reid. Selon lui, les résultats démontrent «une compréhension différente de ce débat au Québec».
L'influence des médecins
M. Canseco a noté que l'implication des médecins de la province dans le débat avait pu contribuer à former l'opinion publique sur la question, «puisqu'ils sont généralement perçus comme étant plus crédibles qu'un lobby, par exemple».
Il juge aussi que l'ampleur des débats qui ont animé la société québécoise sur cette question a pu influencer les résultats.
«Il y a toujours eu un niveau de soutien plus élevé au Québec», a par ailleurs souligné le sondeur établi à Vancouver.
Le sondage n'a pas mesuré l'humeur du reste du Canada, mais une autre enquête d'Angus Reid, réalisée en juillet à l'aide d'une question similaire, a donné un appui de 80% ailleurs au pays.
Un sondage de la même firme mené en 2010 plaçait le soutien à l'euthanasie à seulement 63% au Canada. Mais la question posée alors était simplement: «Êtes-vous pour ou contre la légalisation de l'euthanasie au Canada?» Le Québec arrivait quand même au premier rang, avec 78% d'appuis, et l'Alberta au dernier, avec 48%.
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10-02-2013
Devenir travailleur autonome à 55 ans
Stéphane Champagne, collaboration spéciale - La Presse
C'est Emploi-Québec qui le dit: les gens en âge de prendre leur retraite, ou qui sont déjà retraités, demeureront plus que jamais sur le marché du travail au cours des 10 prochaines années. En guide de deuxième carrière, la plupart d'entre eux occuperont un emploi de journalier ou de commis. Mais une part grandissante deviendra consultant, coach ou conseiller. Bref, ces gens deviendront travailleurs autonomes sur le tard.
Le phénomène des retraités qui retournent sur le marché de l'emploi afin de travailler à leur compte a été engendré à la fois par les entreprises privées et le secteur public, explique Alain Gosselin, professeur titulaire au Service de l'enseignement de la gestion des ressources humaines à HEC Montréal.
«Dans le privé, les employeurs en viennent à ce genre d'entente, car ils ne veulent pas perdre une expertise qui leur est précieuse, dit-il. Et dans le secteur public, surtout dans les villes, c'est très fréquent parce que les gens prennent leur retraite trop tôt. Ils deviennent consultants, car ils ont une expérience dont la ville a besoin, mais aussi pour demeurer actifs.»
Bien entendu, après 35 ans de carrière, les nouveaux travailleurs autonomes veulent désormais des horaires et des conditions de travail qui leur conviennent. «Ils acceptent de reprendre du service, mais à leurs conditions. Un horaire de deux ou trois jours par semaine, pas trop de responsabilités, etc. Et les entreprises, dans le contexte actuel, ne peuvent plus tellement faire autrement que d'accepter ces conditions», croit Alain Gosselin.
Acquérir une expertise
Mais ne devient pas travailleur autonome qui veut. Et surtout pas consultant ou coach, comme c'est la mode depuis quelques années.
«Il faut avoir acquis une expertise, avoir quelque chose à vendre. On doit avoir un CV qui vient appuyer cela. C'est élémentaire», explique Claude Bourdon, conseiller en ressources humaines agréé.
À son compte depuis près de 30 ans, M. Bourdon donne une formation sur les façons de se lancer en affaires dont le titre est «Faire le saut en pratique privée et réussir».
«J'ai deux types de participants: les gens en fin de carrière et les jeunes qui veulent se lancer à leur compte. Je leur enseigne tout ce qu'il y a à faire en dehors du domaine professionnel. Ils ont leur expertise; je leur montre comment être en affaires», dit-il.
Le spécialiste en RH, membre CRHA, prévient d'ailleurs les aspirants entrepreneurs en âge avancé: «Monter une entreprise peut prendre à peu près cinq ans. Ne vous lancez pas dans l'aventure si vous n'avez pas d'autres revenus et au moins six mois de réserve. Quelqu'un qui se lance en affaires quand il a un revenu de retraite est grandement avantagé», dit-il.
Sylvain Fausse fait partie de ces privilégiés. «Ce qui fait ma liberté, c'est mon régime de retraite. Je travaille à mon compte parce que ça me garde actif, allumé. On me pose souvent la question: pourquoi continuer à travailler? Parce que je continue à apprendre et à avoir des défis», dit-il.
M. Fausse a travaillé 35 ans à IBM Bromont, notamment en ressources humaines. Retraité depuis 2005, il a pris une pause d'un an avant de retourner sur le marché du travail, mais cette fois-ci dans des PME.
«J'avais l'expérience de la multinationale; je voulais connaître la réalité des PME avant de me lancer à mon compte, ce que j'ai fait en 2010. Aujourd'hui, je travaille environ deux jours par semaine», explique le résidant de Granby qui se présente désormais comme consultant en gestion organisationnelle.
La mauvaise nouvelle, pour ceux et celles qui souhaitent travailler à leur compte sur le tard, est qu'il n'existe, sauf erreur, pas de programme d'aide au démarrage de ce type de microentreprises.
«C'est un secteur d'activité où ça bouge beaucoup. C'est assez concurrentiel pour qu'on ne soit pas obligés d'intervenir. On ne veut pas générer d'injustice. Même dans le programme de soutien au travail autonome (STA), il est écrit noir sur blanc que tout ce qui est consultant ou conseiller n'est pas admissible», explique Marie Panneton, commissaire aux entreprises au centre local de développement Haute-Yamaska.
Trois incontournables quand on veut se lancer à son compte après 55 ans, selon Claude Bourdon, conseiller en ressources humaines agréé
1. Acquérir des connaissances financières pour bien gérer son entreprise. La liquidité, la facturation, le contrôle des coûts, etc. Ne pas avoir de telles connaissances peut faire péricliter une entreprise en démarrage.
2. Bien établir son marché et son offre de service. Se présenter comme généraliste est une mauvaise idée. Il faut se trouver un créneau, une expertise particulière.
3. Entretenir un réseau. Pas dans le cadre de cocktails ni de 5 à 7, mais plutôt en assurant une présence sur les médias sociaux. Le premier contact se fait souvent par internet. Avoir un bon site web, qui n'est pas tape-à-l'oeil, mais pratique, est également un atout.
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08-02-2013
Baux illlégaux dans les résidences privées
Les 55 ans et plus n'ont jamais autant travaillé
André Dubuc - La Presse
À près de 700 000 personnes, les travailleurs âgés de 55 ans et plus n'ont jamais été en si grand nombre à détenir un emploi au Québec, comme quoi le rêve Liberté 55 s'étiole un peu plus chaque année.
Le pourcentage de travailleurs âgés augmente constamment depuis 1995. Et ça continue. En 2012, ce sont les personnes de 55 ans et plus qui enregistrent la plus forte hausse de l'emploi au Québec, accaparant à eux seuls 83% des nouveaux emplois de la province, soit 25 600 emplois sur 30 800.
Le taux d'emploi, qui mesure la proportion des gens de 55 ans et plus ayant un emploi, se chiffrait à 27,8% en 1976 pour diminuer tranquillement jusqu'à atteindre un creux 18,4% en 1995, le pourcentage remonte par la suite. On pourrait donc dire que1995 aété l'apothéose du concept Liberté 55.
En 2012, selon les derniers chiffres qui nous été transmis par Marc-André Demers, analyste en statistique du travail de l'Institut de la statistique du Québec, tout près de 3 personnes de 55 ans et plus sur 10 ont un emploi.
Cette réalité cache des disparités hommes-femmes. La proportion de femmes âgées au travail a commencé à avancer pour la peine à compter de 1999, passant de 12,6%, cette année-là, pour atteindre 24,4%, en 2011. Le plancher a été atteint en 1992, quand seulement un neuvième des femmes de 55 ans et plus détenait un emploi, où 11,1%.
Du côté des hommes, le taux d'emploi n'a pas encore rejoint le niveau de 1976. En 2011, 35,4% des hommes de 55 ans et plus détenait un emploi. Il faut reculer 27 ans, soit en 1984, pour trouver une proportion plus élevée. Ça prendra quelques années encore, si jamais on y arrive, pour rejoindre le taux d'emploi de 44,7% enregistré en 1976.
Le phénomène des travailleurs âgés en est un pancanadien. Les travailleurs âgés ontariens sont proportionnellement plus nombreux. Il existe une différence de cinq points de pourcentage en faveur de l'Ontario entre les taux d'emploi des 55 ans et plus dans les deux provinces. L'écart s'est maintenu dans les dernières années. Celui-ci s'amenuise d'un point de pourcentage quand on compare le Québec et le Canada.
Quant au nombre d'emplois détenus par les travailleurs âgés québécois, celui-ci grossit année après année, récession ou pas. En 2000, on dénombrait 327 000 travailleurs de 55 ans et plus, ils sont plus de 662 000 en 2011.
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TAUX D'EMPLOI CHEZ LES 55 ANS ET PLUS
[Année : Québec | Canada]
1995 : 18,4% | 22%
2000 : 20,5% | 24,3%
2005 : 26% | 29,9%
2010 : 29,2% | 33,7%
2011 : 29,6% | 34,1%
2012 : 29,8% | 34,7%
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30-01-2013
Plus de 19 000 membres!
Nous sommes fiers d'annoncer que la FADOQ-Région Estrie compte maintenant 19 064 membres! À quand le 20 000e ? Et si chaque membre se donnait le défi d'en recruter un nouveau... Ensemble, devenons la FORCE des 50 ans + !
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15-01-2013
Comment augmenter vos revenus à la retraite? Séances GRATUITES d'information
Séances gratuites d'information les 19 et 20 février 2013, entre 10h et 15h. Dîner gratuit sur place. Ouvert à toute la population. Pour plus de détails, consultez le calendrier.
Confirmation obligatoire de votre présence au 819 566-7748, poste 5.
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15-01-2013
Fraude "Grand-parent" à Valcourt
Richmond - Samedi le 12 janvier 2013. Les policiers ont reçu un appel d’une dame âgée, résidente de Valcourt, qui s’est fait frauder.
Cette dernière a reçu l'appel d’un suspect se faisant passer pour son petit-fils qui était dans le besoin financièrement. La dame a malheureusement accepté de faire un transfert d’argent au suspect (via une compagnie de transit d’argent) de 6 000$.
L’enquête est en cours.
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14-01-2013
Dr Yves Lamontagne, ex-président du Collège des médecins
Dr. Yves Lamontagne, ex-président du Collège des médecins, s'exprime sur les impacts positifs de l'attention portée aux personnes âgées, et sur le fait qu'il s'agisse du meilleur moyen pour éviter la détresse psychologique et la dépression.
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10-01-2013
Un règlement pour abaisser la température de l'eau dans les CHSLD
Daphné Cameron, La Presse
Les centres d'hébergement et de soins de longue durée et les résidences privées pour personnes âgées devront désormais munir leurs robinets d'un dispositif pour limiter la température de l'eau chaude à 43º.
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07-01-2013
Vidéoclip d'Émilie Lévesque - Star Académie "Dimanche après-midi (Le Goût du Bonheur)". Bonne écoute!
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21-12-2012
La Cour Suprême autorise le gouvernement fédéral à voler les pensions des retraités et des travailleurs
Source : Réseau FADOQ
Le Réseau FADOQ dénonce le jugement final de la Cour Suprême dans le dossier du « vol des pensions », confirmant le droit du gouvernement du Canada d’utiliser le surplus actuariel des caisses de retraite des employés de l’État.
Lire le communiqué
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18-12-2012
Ateliers FADOQ.CA
La FADOQ-Région Estrie recherche activement des bénévoles qui souhaiteraient animer des blocs de 6 ateliers informatiques. Les cours sont déjà montés! Il ne reste qu'à livrer le contenu à des groupes d'environ 6 participants.
Pour plus d'information, contactez Charlotte Dufresne au 819 566-7748, poste 3.
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14-12-2012
L'homme a gagné 10 ans de vie...
Le Nouvel Observateur avec AFP
Selon un rapport sur la santé dans le monde, les êtres humains passent plus de temps à combattre des maladies comme le cancer ou le diabète.
Les êtres humains vivent aujourd'hui en moyenne dix ans de plus qu'en 1970. Ils passent cependant avantage de temps à combattre des maladies comme le cancer, selon un vaste rapport sur la santé dans le monde publié jeudi.
En 40 ans, de 1970 à2010, l'espérance de vie à la naissance a augmenté de 11,1 ans pour les hommes et 12,1 pour les femmes dans le monde, selon la revue médicale britannique Lancet qui a regroupé des données obtenues sur 187 pays au total. Mais en vivant plus vieux, les gens ne vivent pas forcément en bonne santé, avec des affections comme le cancer, les maladies cardiovasculaires ou le diabète en pleine explosion, note le rapport.
"Au cours des 20 dernières années, nous avons augmenté notre espérance de vie de 5 ans au total, dont seulement 4 ans en bonne santé", dit Josh Salomon de la Harvard School of Public Health, qui a participé au rapport.
Alors que le cancer, le diabète et les maladies cardiovasculaires n'étaient incriminés que dans la moitié des décès en 1990, ils interviennent désormais dans les 2/3 des décès.
Le nombre des cancers a augmenté de 38% au total entre 1990 et 2010, passant de 5,8 millions à 8 millions au cours de cette période marquée par une diminution des morts dues aux maladies traditionnelles, comme les maladies transmissibles, la malnutrition et les problèmes liés à la grossesse et à l'accouchement (15,9 millions de décès en 1990 à 13,2 millions en 2010).
Le rapport relève également une forte augmentation des maladies chroniques comme les troubles mentaux ou les maladies squeletto-muscuculaires.
"Avec le vieillissement de la population et la baisse de la mortalité prématurée, le nombre de personnes qui vivent avec des handicaps chroniques à un âge donné augmente", a souligné pour sa part le principal responsable du rapport Christopher Murray lors d'une conférence de presse enregistrée.
"La santé ne consiste pas uniquement à éviter la mort", relèvent de leur côté Alain Lopez et Theo Voz, les auteurs d'une des études, qui soulignent qu'il est temps de revoir les priorités en matière de santé afin de "permettre aux gens de rester en bonne santé et d'éviter les maladies et pas seulement de les maintenir en vie jusqu'à un âge avancé".
Parmi les résultats encourageants du rapport figure une baisse de 60% des décès chez les enfants de moins de 5 ans qui sont passés de 16,4 millions en 1970 à 6,8 millions, en raison notamment d'une réduction de la malnutrition.
Haïti, l'espérance de vie la plus basse
La situation reste toutefois préoccupante en Afrique sub-saharienne où l'espérance de vie des hommes a baissé de 1,3 an et celle des femmes de 0,8 an au cours des 40 dernières années principalement en raison de la pandémie du sida. Au Botswana, en Afrique du sud, en Zambie et au Zimbabwe, les décès dans la tranche d'âge des 15 à 49 ans ont même augmenté de plus de 500% depuis 1970.
L'espérance de vie a également diminué au Belarus et en Ukraine, probablement à cause de l'alcoolisme. Haïti se distingue par l'espérance de vie la plus basse (32,5 ans pour les hommes et 43,6 pour les femmes), alors que la plus élevée est détenue par les femmes japonaises (85,9 ans).
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06-12-2012
PQLE
Neuf (9) résidences centricoises pour aînés, dont trois à Victoriaville, viennent de décrocher leur attestation à ce nouveau programme Qualité Logi-être, décerné par la FADOQ Centre-du-Québec.
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29-11-2012
Chronique de novembre 2012 (publiée dans le Journal de Sherbrooke)
Depuis septembre 2012, la FADOQ-Région Estrie publie une chronique mensuelle dans le Journal de Sherbrooke. La chronique de novembre porte sur le programme gratuit Aîné Avisé (page 27).
Bonne lecture!
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26-11-2012
Module d'exercice à Windsor
Trois modules d’exercice pour les aînés qui ont été installés dans le parc du Centenaire situé aux abords de la rue Saint-Georges, entre le presbytère Saint-Philippe et la Caisse Desjardins du Centre du Val-Saint-François. Ils permettent à chaque usager de faire quarante-cinq minutes d’exercice physique. Les bras, les jambes, le dos et d’autres parties du corps peuvent s’activer selon divers degrés d’efforts et périodes de temps.
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23-11-2012
La FADOQ en cadeau
Vous cherchez un cadeau de Noël original, a prix abordable et qui dure toute l'année? Offrez une carte de membre FADOQ! Achat en ligne, par téléphone, en vous présentant au bureau régional ou à un des 51 clubs FADOQ.
Information: 819 566-7748, poste 1
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22-11-2012
50 premières résidences inscrites au PQLE
Cinquante (50) résidences sont inscrites au PQLE (Programme Qualité Logi-être). Et ce n'est qu'un début!
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14-11-2012
Entente avec Intact (Tempête de verglas Janvier 1998)
Entente avec Intact assurance
Article publié sur le site Option consommateurs
http://www.option-consommateurs.org/salle_presse/communiques/416/
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13-11-2012
Visitez vos aînés!
Article de Josée Major publié dans La Presse. À lire!
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12-11-2012
L'Alzheimer détecté 20 ans avant les premiers symptômes!
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06-11-2012
Programme Qualité Logi-être (PQLE) en Estrie.
Bienvenue à Madame Raymonde Lapointe, coordonnatrice régionale PQLE. Embauchée depuis le 6 novembre, Madame Lapointe a pour mandat d'implanter ce programme en Estrie. Ce programme connaît d'ailleurs un succès monstre dans plusieurs autres régions.
Les résidences privées désireuses d'entreprendre la démarche, de même que les personnes qui souhaitent s'impliquer bénévolement dans l'actualisation de ce projet, peuvent la contacter au 819 566-7748, poste 6.
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02-11-2012
Rencontres des secteurs
Rencontres des secteurs les 20, 21 et 23 novembre prochains. Consultez le calendrier pour tous les détails.
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24-10-2012
Tournée Santé & Prévention
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04-10-2012
Salon FADOQ - Région Estrie 2012
Salon FADOQ – Région Estrie 2012
4 octobre de 9h à 20h, Mail central du Carrefour de l’Estrie
Dans le cadre de la Semaine FADOQ qui souligne la Journée internationale des aînés du 1e octobre, nous invitons les personnes de 50 ans et plus à cet événement.
Des tirages et autres surprises vous attendent !
Venez en grand nombre et faisons de cet événement un rendez-vous annuel incontournable en Estrie.
Un cadeau sera remis aux 1000 premiers visiteurs!
Merci à nos publicitaires!

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17-09-2012
Jeux Réseau FADOQ
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11-09-2012
Avis de décès du président du Réseau FADOQ, Monsieur Jean-Claude Grondin
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04-09-2012
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